Moyen-Orient

Le Hezbollah sous tension : « L’Iran nous laissera seuls – Israël nous écrasera »

L’annonce faite il y a deux jours par le président américain Donald Trump sur l’existence de discussions entre les États-Unis et l’Iran a totalement rebattu les cartes au Moyen-Orient, en Israël, on observe une pression croissante au sein du mouvement terroriste chiite

3 minutes
25 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Le Hezbollah sous tension : « L’Iran nous laissera seuls – Israël nous écrasera »
כוחות צה''ל בליטאני | צילום: דובר צה''ל

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Le président américain a surpris en révélant que, dans le contexte des frappes en Iran et de l’escalade militaire, des échanges étaient en cours avec les décideurs actuels à Téhéran. En réalité, personne ne connaît le degré de sérieux de ces discussions, ni les intentions, ni la volonté réelle des deux parties d’aboutir à un accord. À ce stade, les divergences semblent encore profondes.

Mais une chose devient déjà claire pour les dirigeants du Hezbollah : ils doivent envisager un changement de stratégie. En Israël, on estime que la pression s’intensifie sur l’organisation chiite, qui comprend qu’elle pourrait se retrouver isolée au Liban dans les prochains jours.

La principale crainte de Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah, serait qu’un accord entre Washington et Téhéran mette fin aux hostilités… tout en laissant à Israël les mains libres pour poursuivre son offensive contre le Hezbollah au Liban.

Selon les évaluations israéliennes, le Hezbollah comprend également que, dans le contexte actuel, le Liban, l’Arabie saoudite et même la France pourraient laisser Israël aller au bout de son opération.

Pour l’heure, Tsahal agit encore « à mi-régime » au Liban, privilégiant une défense avancée plutôt qu’une manœuvre terrestre de grande ampleur. L’objectif stratégique reste néanmoins clair : repousser le Hezbollah au-delà du fleuve Litani. Les forces israéliennes ne devraient pas traverser le fleuve, mais elles entendent contrôler les hauteurs dominant sa rive sud.

Par ailleurs,Tsahal ne prévoit pas le retour des populations chiites dans le sud du Liban, ce qui constitue une pression majeure à la fois sur le Hezbollah et sur le gouvernement libanais.

Des signes de tension apparaissent déjà : l’expulsion de l’ambassadeur iranien désigné au Liban en est un exemple. Autre signal fort, la réponse iranienne sous la forme du tir d’un missile balistique en direction de l’ambassade américaine à Beyrouth. En Israël, ces frictions sont perçues positivement, avec l’espoir qu’elles s’accentuent.

En Iran, Tsahal poursuit ses frappes en profondeur, ciblant notamment les infrastructures du régime et l’industrie militaire. Parallèlement, l’armée cherche à réduire le volume des tirs contre Israël. La stratégie repose sur deux axes : la traque des lanceurs et l’élimination ciblée des cadres opérationnels, du niveau tactique jusqu’aux échelons supérieurs.

Les services de renseignement fournissent les cibles, et l’armée de l’air frappe avec précision. Ces derniers jours, un nombre important d’officiers a été éliminé, poussant de nombreux responsables iraniens à entrer dans la clandestinité.

Sur le terrain, les capacités de tir iraniennes semblent affectées : le volume quotidien se situe désormais entre dix et quinze lancements.

À Tsahal, on estime que l’intensification des frappes dans les prochains jours pourrait accentuer ces gains et, par ricochet, renforcer la position de l’administration Trump dans d’éventuelles négociations avec Téhéran.

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