À Tsahal, on estime que dans les prochaines heures, le commandant de l’armée de l’air, le général Tomer Bar, pourrait encore augmenter le rythme des vagues de frappes, jusqu’à atteindre les niveaux observés lors des premiers jours de la campagne. La principale incertitude opérationnelle porte désormais sur la durée des combats. L’armée se prépare à deux scénarios : une fin rapide des hostilités à la faveur d’un accord entre Washington et Téhéran, ou au contraire une poursuite des affrontements dans les jours à venir. Dans ce second cas, Tsahal devra disposer de stocks supplémentaires de munitions, maintenir une capacité élevée de disponibilité des pilotes et des appareils, et surtout s’appuyer sur une banque de cibles efficace.

Frappe en Iran, Photo : réseaux sociaux
Dans ce contexte, le commandant de l’armée de l’air, le général Tomer Bar, et le chef du renseignement militaire, le général Shlomi Binder, tiennent des évaluations de situation toutes les quelques heures avec leurs états-majors respectifs.
Au sein de l’armée de l’air, les objectifs ont été classés en trois catégories urgents et prioritaires, importants mais moins urgents et secondaires et non urgents. Actuellement, les efforts se concentrent sur les deux premières catégories : destruction des systèmes de défense aérienne encore en possession de l’Iran, neutralisation des lanceurs de missiles, frappes contre les sites de production, les centres de commandement et les infrastructures des forces de sécurité iraniennes.
Sont également visés des individus clés disposant de connaissances essentielles pour l’exploitation ou le développement des capacités militaires, notamment des scientifiques et des responsables logistiques.
Hier à la mi-journée, l’armée de l’air a ainsi mené une frappe de grande ampleur à Ispahan. Parmi les cibles : un bâtiment dédié au développement de capteurs avancés pour l’industrie de défense aérienne iranienne.