Moyen-Orient

À Washington, l’urgence d’en finir… sur le terrain, une autre réalité

Pressé par les enjeux économiques, Washington accélère le tempo alors que l’opération militaire se poursuit.

3 minutes
26 mars 2026

ParDelphine Miller

À Washington, l’urgence d’en finir… sur le terrain, une autre réalité
Photo Arie Leib Abrams/Flash90

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Près d’un mois après le début de l’opération « Rugissement du Lion », et alors que les hostilités ont repris après une nouvelle tentative diplomatique restée sans réponse favorable, Donald Trump affiche clairement sa volonté d’en finir rapidement avec le régime islamique iranien. Le président américain a indiqué à ses proches qu’il souhaitait éviter une guerre prolongée et espérait conclure le conflit dans les prochaines semaines

Cette position s’inscrit dans un contexte de pression économique. Donald Trump a lui-même reconnu que le conflit faisait peser un risque sur les marchés, évoquant notamment une hausse attendue des prix de l’énergie et un impact potentiel sur les marchés financiers. Il a toutefois minimisé ces effets en les qualifiant de temporaires, affirmant qu’il n’y avait « pas d’autre choix » que d’engager la guerre malgré ces conséquences à court terme.

Sur le terrain, les opérations se poursuivent à un rythme soutenu. Le commandement du CENTCOM indique que plus de 10 000 cibles militaires iraniennes ont déjà été frappées, avec des résultats significatifs : destruction de 92 % des principaux navires militaires iraniens, chute de plus de 90 % des capacités de lancement de missiles et de drones, et neutralisation d’une large partie des infrastructures de production militaire du régime.

Dans le même temps, la préparation de la prochaine phase confirme que la campagne est loin d’être achevée. Selon des informations relayées par CNN, l’Iran anticipe une possible opération terrestre américaine sur l’île stratégique de Kharg — un point clé des exportations pétrolières du régime — et y a renforcé ses défenses. Des unités militaires supplémentaires et des systèmes de défense aérienne ont été déployés, tandis que des pièges, notamment des mines anti-personnel et anti-blindés, ont été installés sur les zones de débarquement potentielles. Plusieurs alliés des États-Unis mettent en garde contre des pertes significatives en cas d’opération terrestre.

Côté israélien, la lecture est plus structurelle. À Jérusalem, on considère que tant que le régime des mollahs reste en place, la menace persistera pour l’État hébreu. Au-delà des capacités militaires actuelles, c’est l’ensemble de l’architecture régionale pilotée par Téhéran qui est visée — en particulier son soutien à des organisations comme le Hezbollah. Pour Israël, cette guerre dépasse donc le cadre immédiat des frappes : elle s’inscrit dans une lutte existentielle plus large contre un système d’influence et de projection de puissance.

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