Des centaines de personnes ont défilé ce samedi soir dans plusieurs villes israéliennes pour dénoncer la guerre en cours et les politiques du gouvernement Netanyahou. À Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem, les manifestants se sont rassemblés sous le mot d’ordre « Pour la vie de tous », une initiative portée par d’anciens membres de la Knesset et plusieurs organisations civiles.
« Nous sommes descendus dans la rue pour nous opposer au tyran et à son gouvernement sanglant », ont déclaré les organisateurs, dénonçant "les atteintes à la démocratie, la guerre sans fin" et ce qu’ils qualifient de « coup d’État ».
Des rassemblements sous haute tension
À Tel Aviv, sur la place Habima, la manifestation a été interrompue par la police. Treize participants ont été arrêtés pour trouble à l’ordre public. Selon un porte-parole du Commandement du Front intérieur, la manifestation « s’est tenue sans coordination avec les autorités et en violation des directives de sécurité imposées par l’état d’urgence ».
« Une évaluation de la situation a révélé un risque réel pour la vie humaine », a précisé le chef de la police du secteur HaYarkon, Tzachi Sharabi, justifiant l’ordre de dispersion. Les forces de l’ordre ont souligné la difficulté de leurs missions, combinant gestion des manifestations, maintien de l’ordre et réponse aux crises en temps de guerre.
À Haïfa, six manifestants ont été interpellés, tandis qu’environ 250 personnes ont participé au rassemblement de Jérusalem sur la place de Paris. Les manifestants scandaient des slogans contre le gouvernement et la guerre, affirmant que « l’état d’urgence ne doit pas masquer la corruption ni le piétinement de la démocratie ».
Une mobilisation large et organisée
Parmi les personnalités politiques présentes figuraient : Zehava Galon, Yuli Tamir, Haim Oron, Ophir Pines‑Paz, Dov Khenin, Ksenia Svetlova, Zouheir Bahloul, Taleb el‑Sana, et Mossi Raz.
Plusieurs dizaines d’organisations civiles ont également pris part aux manifestations.
Les manifestants dénoncent non seulement la guerre mais aussi « la politique gouvernementale qui met en danger la démocratie et les droits des citoyens, y compris des citoyens arabes ». Malgré les tensions et les risques liés à l’état d’urgence, ils affirment leur volonté de poursuivre le mouvement et de faire entendre leur voix dans tout le pays.
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