International

Entre Ormuz et lignes rouges : des négociations dans l’impasse

Alors que la guerre se poursuit, les efforts diplomatiques pour parvenir à un cessez-le-feu s’intensifient — sans réel progrès à ce stade

2 minutes
29 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Entre Ormuz et lignes rouges : des négociations dans l’impasse
Le détroit d’Ormuz au cœur des négociations

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Réunis à Islamabad, les chefs de la diplomatie du Pakistan, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et de l’Égypte ont tenté de tracer une voie de sortie de crise, avec en ligne de mire la réouverture du détroit d’Ormuz, artère stratégique par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

Plusieurs propositions ont été avancées pour garantir la circulation maritime. Parmi elles, une idée portée notamment par l’Égypte : instaurer un système de péage pour les navires, sur le modèle du canal de Suez. D’autres scénarios évoquent la création d’un consortium régional chargé de gérer le trafic énergétique dans le détroit. Mais ces pistes se heurtent à de profondes divergences. L’Iran souhaite conserver un levier durable sur cette voie maritime stratégique, tandis que l’Arabie saoudite redoute qu’un tel mécanisme ne consacre une forme de domination iranienne dans la région.

Au-delà d’Ormuz, les conditions posées par les différentes parties rendent tout accord incertain. Ryad exige des « garanties de fer » sur la limitation des capacités balistiques iraniennes et l’arrêt du soutien de Téhéran à ses alliés régionaux, comme le Hezbollah ou les Houthis. À l’inverse, l’Iran refuse toute discussion sur son programme de missiles et réclame même des garanties pour protéger ses alliés contre d’éventuelles frappes israéliennes ou américaines.

Le Pakistan s’impose comme un acteur clé dans ces discussions, servant de relais entre Washington et Téhéran. Mais les négociations directes n’ont toujours pas débuté, et les médiateurs eux-mêmes se montrent pessimistes quant à l’issue des pourparlers. En toile de fond, les États-Unis continuent de renforcer leur présence militaire dans la région, tandis que l’Iran accuse Washington de préparer une offensive terrestre sous couvert de négociations.

Le compte à rebours est lancé : l’ultimatum fixé par le président Donald Trump expire dans les prochains jours. À défaut d’ouverture du détroit d’Ormuz, des frappes contre des infrastructures énergétiques iraniennes restent sur la table.

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