Depuis le début du conflit, plus de 250 hauts responsables iraniens ont été éliminés, dont le Guide suprême Ali Khamenei lui-même. Ce bilan spectaculaire, révélé par le Washington Post, est le fruit d'une machine de renseignement perfectionnée sur des décennies et dopée à l'intelligence artificielle.
Une infrastructure d'espionnage construite pied à pied
Rien n'a été laissé au hasard. Selon des hauts responsables israéliens des services de sécurité et du renseignement cités par le journal américain, cette campagne repose sur un réseau tentaculaire de sources humaines et techniques implanté au cœur de la République islamique : membres du régime retournés en agents doubles, caméras de surveillance piratées, plateformes de paiement infiltrées, bases de données des services de sécurité iraniens compromises.
Toutes ces informations sont ensuite aspirées et traitées par un système d'intelligence artificielle classifié, capable d'analyser à une vitesse et à une échelle sans précédent les habitudes, déplacements et lieux de rencontre des cibles. Raz Zimet, directeur du département Iran à l'Institut d'études de sécurité nationale, résume l'enjeu : l'IA a permis à Israël d'exploiter des bases de données qui existaient déjà, mais que les outils précédents ne pouvaient tout simplement pas traiter assez vite.
Le piège tendu par le régime à lui-même
L'une des ironies les plus saisissantes de cette histoire tient dans le retournement d'un outil conçu pour contrôler la population. Ces dernières années, l'Iran avait centralisé l'ensemble de son trafic de communications sur quelques plateformes nationales, précisément pour pouvoir couper Internet lors de manifestations ou de crises politiques. Cette architecture a offert aux services israéliens un point d'entrée idéal : en infiltrant ces nœuds centraux, ils ont pu intercepter les communications des gardes du corps, des conseillers et des proches des dirigeants. Ce que le régime avait conçu comme un "bouton d'arrêt" s'est mué en vulnérabilité fatale.
Le "Groupe des Cinq" dans le viseur
L'aboutissement de cette surveillance systématique a été la frappe du 28 février, qui a coûté la vie à Khamenei et à son cercle le plus proche. Selon des sources israéliennes, les services de renseignement suivaient depuis près d'un an les réunions de ce cercle restreint, surnommé le "Groupe des Cinq". Ses membres se retrouvaient presque chaque semaine, dans des lieux changeants. La date de l'attaque a été modifiée à la dernière minute, après qu'Israël ait appris que la réunion prévue le soir avait été avancée au matin.
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