Selon une enquête menée récemment par le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) et transmise aux autorités israéliennes, une large majorité des habitants de la bande de Gaza souhaiterait obtenir des informations sur les possibilités de quitter le territoire pour un pays tiers. Les résultats témoignent d’un profond sentiment d’épuisement au sein de la population civile après deux années de guerre, de destruction et d’incertitude.
D’après les données présentées aux responsables israéliens, près de 80 % des personnes interrogées ont déclaré vouloir recevoir des informations concernant les mécanismes de départ via les points de passage de Rafah, à la frontière égyptienne, et de Kerem Shalom, contrôlé par Israël. À l’inverse, seulement 17,5 % des répondants ont demandé des renseignements supplémentaires sur l’aide alimentaire et humanitaire, tandis qu’environ 2,5 % se sont montrés intéressés par les questions médico-humanitaires.
Pour les autorités israéliennes, ces chiffres traduisent un changement majeur des priorités de la population gazaouie. Selon plusieurs responsables sécuritaires cités dans les discussions internes, une partie importante des habitants ne voit plus de perspective de reconstruction ou d’amélioration durable de la situation dans l’enclave palestinienne et envisage désormais l’émigration comme une solution de survie.
Cette enquête intervient alors que le Hamas continue de refuser tout désarmement, condition présentée par Israël et soutenue par l’administration du président américain Donald Trump comme préalable indispensable à un vaste plan de reconstruction de Gaza après la guerre. Dans ce contexte, les autorités israéliennes estiment que la stagnation politique et sécuritaire contribue à renforcer le désir de départ d’une partie croissante de la population.
Depuis le début du conflit déclenché après l’attaque du 7 octobre 2023, plus de 44 000 Gazaouis ont quitté la bande de Gaza via Rafah et Kerem Shalom. Parmi eux figurent des patients nécessitant des soins médicaux, des détenteurs de visas étrangers ainsi que des personnes évacuées pour raisons humanitaires. Après la réouverture partielle du point de passage de Rafah en février, dans le cadre du cessez-le-feu, environ 2 500 personnes supplémentaires ont quitté l’enclave.
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