International

Une quarantaine de pays discutent de la sécurité du détroit d’Ormuz face à l’Iran

Emmanuel Macron a jugé « irréaliste » une opération militaire visant à libérer le détroit, en raison des risques liés aux missiles balistiques et aux forces iraniennes

3 minutes
2 avril 2026

ParJohanna Afriat

Une quarantaine de pays discutent de la sécurité du détroit d’Ormuz face à l’Iran
Détroit d'Ormuz Photo : Wikipedia

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Le Royaume-Uni a réuni ce jeudi une quarantaine de nations pour discuter d’une action coordonnée afin de rouvrir le détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran et considéré comme essentiel au transport d’environ un cinquième des cargaisons pétrolières mondiales. Parmi les pays participants figuraient la France, l’Allemagne, le Canada, les Émirats arabes unis et l’Inde, mais pas les États-Unis.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a dénoncé « l’inconscience » de Téhéran, accusé de « prendre l’économie mondiale en otage » et de provoquer des flambées « insoutenables » des prix du pétrole et des denrées alimentaires.

La réunion, tenue en format virtuel, a permis d’examiner les options diplomatiques et économiques pour persuader l’Iran d’ouvrir le détroit. Un consensus s’est dégagé sur la nécessité que la voie maritime reste libre d’accès, sans droits de transit imposés par Téhéran, bien qu’aucun accord concret n’ait été conclu. Les prochaines discussions, prévues la semaine prochaine, incluront les planificateurs militaires pour étudier des mesures telles que le déminage et la mise en place d’une force de sécurité pour la navigation commerciale.

Parallèlement, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed AlBudaiwi, a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à autoriser l’usage de la force pour protéger le détroit. Bahreïn a proposé un projet de résolution permettant aux États de recourir à « tous les moyens nécessaires » pour garantir la liberté de passage.

En réaction à ces tensions, le président français Emmanuel Macron a jugé « irréaliste » une opération militaire visant à libérer le détroit, en raison des risques liés aux missiles balistiques et aux forces iraniennes. Il a précisé que la France n’envisageait pas cette option et privilégiait des solutions diplomatiques.

Le président américain Donald Trump, dont le pays n’est pas dépendant du pétrole transitant par le détroit, a déclaré que cette voie s’ouvrirait « naturellement » une fois le conflit terminé et a invité les pays utilisateurs à « faire preuve de courage » et à protéger eux-mêmes le passage.

Le blocage du détroit a déjà des conséquences graves : selon Kpler, seuls 225 passages de navires ont été enregistrés depuis le 1er mars, soit une chute de 94 % par rapport à la normale. La société de données maritimes Lloyd’s List Intelligence a recensé 23 attaques contre des navires dans le golfe Persique depuis le début de la guerre le 28 février, faisant 11 morts parmi les équipages.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael