La guerre durera plus longtemps que prévu. En creux, Donald Trump reconnaît désormais que la campagne contre l’Iran dépassera les 4 à 6 semaines qu’il laissait initialement entendre, et qu’elle pourrait plutôt s’étirer sur 7 à 8 semaines au total. Dans sa dernière prise de parole, il n’a donné aucune date de sortie claire, se contentant d’annoncer la poursuite des frappes dans les deux à trois prochaines semaines. Alors que la guerre a commencé le 28 février et qu’elle est déjà entrée dans sa sixième semaine, ce nouveau délai repousse mécaniquement l’horizon du conflit.
Ce glissement est d’autant plus significatif qu’il contredit le ton adopté au début de l’opération. Le 31 mars encore, Trump affirmait que les États-Unis pourraient “terminer” la guerre en deux à trois semaines. Quelques jours auparavant, Reuters relevait déjà qu’il parlait plutôt d’une campagne de quatre à cinq semaines. Et dès le 1er mars, il estimait encore que l’opération contre l’Iran pourrait durer “quatre semaines, ou moins”. Autrement dit, à mesure que les jours passent, le calendrier annoncé recule.
Ce changement de ton intervient alors qu’Israël se prépare lui aussi à une campagne plus longue. Des réservistes déjà mobilisés ont été informés que leur service serait prolongé au-delà du calendrier initial, signe que Tsahal adapte son dispositif à une guerre qui s’installe dans la durée. Dans le même temps, l’état-major continue de faire face à une forte pression sur les effectifs, sur fond de fronts multiples et de mobilisation prolongée.
Et surtout, du côté iranien, les capacités militaires sont loin d’avoir été anéanties. Selon les dernières évaluations américaines relayées par CNN et reprises dans la presse israélienne, environ la moitié des lanceurs de missiles iraniens seraient encore intacts après des semaines de frappes. Des responsables israéliens avancent, eux, une estimation plus basse, autour de 25% de lanceurs encore réellement opérationnels, en excluant ceux ensevelis sous les décombres. Mais dans les deux cas, la conclusion reste la même : malgré les coups portés, le régime islamique iranien conserve encore des moyens importants, notamment des drones et une partie de ses missiles.
Les dernières déclarations de Donald Trump suggèrent ainsi un allongement du calendrier initialement avancé. Alors que la Maison-Blanche ne fixe plus de date de sortie précise, que Tsahal adapte la durée de sa mobilisation et que l’Iran conserve encore une partie de ses capacités militaires, le scénario d’une guerre plus longue semble aujourd’hui prendre davantage de poids.
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