Selon une enquête du média Middle East Eye, des dizaines de cargos opérés par des armateurs grecs contournent les restrictions en utilisant des méthodes clandestines : extinction des systèmes de localisation, déclarations de destinations fictives et itinéraires détournés.
Les chiffres avancés sont significatifs :au moins 57 cargaisons de pétrole brut ont été livrées entre mai 2024 et décembre 2025, soit environ 47 millions de barils, 8 cargaisons de charbon en provenance d’Afrique du Sud ont également été acheminées, totalisant plus de 750 000 tonnes.
Un flux qui représente une part essentielle de l’approvisionnement énergétique israélien, notamment pour le carburant utilisé par l’armée.
Au-delà de l’énergie, cette route maritime bénéficie aussi directement au secteur militaire. En 2025, au moins 13 livraisons d’équipements militaires, y compris pièces d’armement et munitions, ont été transportées, notamment pour le groupe Elbit Systems.
Ce système repose sur ce que les professionnels appellent une « flotte fantôme ». Les navires quittent notamment le port turc de Ceyhan ou l’Afrique du Sud, annoncent des escales fictives -souvent en Égypte - puis coupent leurs systèmes d’identification en mer, en violation du droit maritime international. Ils réapparaissent ensuite à proximité des ports israéliens, comme Ashkelon, après avoir livré leur cargaison.
Depuis l’entrée en vigueur du boycott turc en mai 2024, les compagnies grecques auraient assuré plus de 90 % des livraisons de pétrole entre la Turquie et Israël, devenant un acteur clé de cette chaîne logistique. Derrière cette mécanique, plusieurs grandes familles de l’armement maritime grec seraient impliquées, un véritable système organisé.
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