La scène politique israélienne a été marquée par un rebondissement majeur en seulement quelques heures. Ce dimanche soir, Benyamin Netanyahou a commencé par annoncer avoir accepté les excuses de son porte-parole Ziv Agmon, après des propos controversés à connotation raciste qui avaient déclenché une vive polémique. Dans un communiqué, le Premier ministre a précisé que Ziv Agmon resterait en fonction jusqu’à ce qu’un successeur approprié soit désigné.
« Les propos qui lui sont attribués n’auraient pas dû être tenus, et il est positif qu’il ait présenté des excuses claires », a déclaré Netanyahou. Il a ajouté : « L’État d’Israël fait face à de graves défis, et la responsabilité exige stabilité et continuité. Je connais Ziv depuis longtemps et je n’ai jamais constaté de racisme de sa part. »
Semblant anticiper les critiques quant à cette décision, le Premier ministre a appelé à l’unité nationale, à l’approche de la fête de Pessah : « La nuit du Seder, nous disons : “Tous ceux qui sont opprimés pourront se libérer.” Ces paroles nous rappellent qu’un peuple fort est un peuple qui sait défendre ses principes, mais aussi ouvrir son cœur, pardonner et faire preuve de clémence. À présent, il est de notre responsabilité à tous de laisser ce différend derrière nous et d’avancer ensemble. »
Mais environ une heure plus tard, coup de théâtre Netanyahou a finalement annoncé le remplacement imminent de Ziv Agmon. Dans un nouveau communiqué, le chef du gouvernement a indiqué que ce dernier quitterait ses fonctions « dans les prochains jours », avec l’entrée en poste de son successeur, Ido Norden, actuellement en cours d’intégration au sein du cabinet du Premier ministre.
Cette volte-face est intervenue après de vives critiques, y compris au sein du Likoud, plusieurs députés du parti contestant immédiatement le maintien en poste du porte-parole. Le député Eli Dellal - qui faisait partie de ceux visés par les propos racistes de Ziv Agmon - a publiquement interrogé la cohérence de la décision, estimant qu’un maintien en fonction était incompatible avec la gravité des propos reprochés. De son côté, Dan Illouz a dénoncé des déclarations « inacceptables », appelant à un renvoi immédiat et mettant en garde contre un impact politique auprès de l’électorat traditionnel du Likoud.
Face à cette pression politique, Netanyahou a donc cédé.
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