Une proposition de cessez-le-feu destinée à mettre fin à la guerre a été transmise à l’Iran et aux États-Unis, avec une entrée en vigueur envisagée dès ce lundi 6 avril. D’après Reuters, ce cadre, élaboré par le Pakistan, prévoit un arrêt immédiat des hostilités, la réouverture du détroit d’Ormuz et l’ouverture de discussions en vue d’un accord plus large, provisoirement présenté comme un futur « accord d’Islamabad ».
Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, a été en contact pendant la nuit avec le vice-président américain JD Vance, l’émissaire spécial Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. L’objectif affiché est d’installer rapidement une désescalade régionale, avant d’ouvrir une séquence diplomatique censée conduire à un règlement plus durable, incluant notamment un engagement iranien à renoncer à l’arme nucléaire.
Mais la réponse de Téhéran a été presque immédiate. Un responsable iranien a confirmé que la proposition pakistanaise avait bien été reçue et qu’elle était à l’étude, tout en précisant que la République islamique n’accepterait pas de calendrier imposé sous pression. Surtout, ce même responsable a affirmé que l’Iran n’ouvrirait pas le détroit d’Ormuz en échange d’un cessez-le-feu temporaire, marquant ainsi une réserve majeure sur l’un des points centraux du plan.
Autrement dit, la médiation pakistanaise offre pour l’instant une porte de sortie diplomatique, mais sans percée décisive à ce stade.
Pour Israël comme pour les pays du Golfe, l’enjeu dépasse la seule trêve militaire : il touche aussi à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et à la capacité réelle des médiateurs à arracher à Téhéran des concessions immédiates.
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