Netanyahu : le cessez-le-feu, « une étape » avant une possible reprise des combats
Près de 19 heures après l’annonce d’un cessez-le-feu par le président américain Donald Trump dans le conflit avec l’Iran, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a pris la parole pour la première fois, présentant cette trêve comme provisoire et stratégique.
Dans une allocution diffusée ce mercredi soir à l'issue de la fête de Pessah, le chef du gouvernement a insisté sur le caractère non définitif de l’accord. « Il ne s’agit pas de la fin de la guerre, mais d’une étape sur la voie de la réalisation de nos objectifs », a-t-il déclaré, affirmant qu’Israël restait prêt à reprendre les combats « à tout moment, le doigt sur la gâchette ».
Netanyahou a souligné que cette décision avait été prise en pleine coordination avec Washington, écartant toute surprise de dernière minute. Selon lui, cette pause s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large, alors que des négociations se poursuivent avec Téhéran. « Nous atteindrons nos objectifs par la voie d'un accord ou par la reprise des combats », a-t-il assuré.
Un bilan positif pour Israël
Le Premier ministre a dressé un bilan qu’il qualifie de largement favorable à Israël. « L’État d’Israël a accompli des prouesses extraordinaires, des prouesses qui, jusqu’à récemment, semblaient inimaginables. L’Iran est plus faible que jamais, Israël est plus fort que jamais », a-t-il affirmé, estimant que la campagne militaire avait permis de porter un coup significatif aux capacités militaires et nucléaires iraniennes.
Il a notamment évoqué la destruction d’infrastructures stratégiques, de sites de production de missiles et d’installations liées au programme nucléaire. Selon lui, ces opérations ont permis de retarder de plusieurs années les ambitions de Téhéran. « Non seulement nous avons détruit les missiles existants, mais nous avons aussi détruit les usines qui les produisent. Elles ne fabriquent plus de nouveaux missiles. Nous avons gravement porté atteinte au programme nucléaire. Nous avons détruit de nombreuses infrastructures nucléaires et des centrifugeuses », a ajouté Netanyahou. « Quant à l'uranium enrichi qui se trouve encore en Iran, il quittera le pays soit d'un commun accord, soit suite à la reprise des hostilités. Sur ce point, nous sommes d'accord. »
Netanyahou a également assuré que l’Iran abordait désormais les négociations en position de faiblesse, évoquant un engagement à rouvrir le détroit d’Ormuz sans conditions préalables.
Une alliance renforcée avec Washington
Le chef du gouvernement a longuement insisté sur la coopération avec les États-Unis, qu’il a qualifiée de « sans précédent ». Saluant le rôle de Donald Trump, il a estimé que ce partenariat contribuait à « transformer le visage du Moyen-Orient ».
Selon lui, l’action conjointe des deux pays a permis de neutraliser une « menace existentielle » pesant sur Israël et, plus largement, sur le « monde libre ».
Le Hezbollah exclu du cessez-le-feu
Concernant le front nord, le Premier ministre a été explicite : le cessez-le-feu ne s’applique pas au Hezbollah. « Nous avons insisté pour qu’il n’en fasse pas partie », a-t-il déclaré.
Il a indiqué que l’armée israélienne avait lancé une vaste offensive quelques heures plus tôt au Liban, frappant une centaine de cibles en quelques minutes et infligeant « le coup le plus dur » au mouvement chiite libanais depuis plusieurs années. « Aujourd'hui, nous avons infligé au Hezbollah le coup le plus dur qu'il ait subi depuis l'opération Beeper. Nous avons attaqué 100 cibles en 10 minutes dans des zones que le Hezbollah croyait à l'abri.»
S’adressant aux habitants du nord d’Israël, il a assuré que le gouvernement restait déterminé à rétablir la sécurité dans la région.
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