Parmi les blessés, la sergente-chef S., combattante de documentation opérationnelle, grièvement touchée par des éclats lors d’une attaque de drone mercredi soir. Dans cette même attaque, un officier et deux soldats ont été blessés modérément, tandis qu’un autre officier et deux autres combattants ont été légèrement atteints. Quelques heures plus tôt, Tsahal avait annoncé que le commandant de la brigade blindée 401, Meir Biderman, avait lui aussi été grièvement blessé par un drone explosif dans le secteur occidental du Liban-Sud. Un lieutenant-colonel de réserve a été blessé modérément dans la même attaque, et un réserviste légèrement.
La sergente-chef S. avait accordé il y a moins d’un mois un entretien à Ynet sur son rôle au Sud-Liban. Engagée en novembre 2023, un mois après le déclenchement de la guerre du 7 octobre, elle avait suivi une formation combattante complète : infanterie de frontières, entraînement avancé, lutte antiterroriste, combat en zone boisée, tout en étant formée à la photographie, à la communication et au travail de porte-parole.
« Ils sont surpris que je sois moi aussi formée au niveau combattant 07. Qu’ils comprennent que je suis l’une des leurs : je sais gérer des incidents, et s’il faut être davantage avec l’arme qu’avec la caméra, je le ferai aussi », confiait-elle.
Elle évoquait aussi le mépris auquel elle disait parfois faire face : « Il y a du dédain de la part de certains commandants, à la fois parce que je suis une femme parmi des hommes en territoire ennemi, et à cause de ma fonction. Je n’y prête pas attention. Je connais l’importance de mon activité. S’ils ne comprennent pas, c’est leur problème. Moi, je fais mon travail. »
Ces derniers mois, le Hezbollah a perfectionné l’usage des drones explosifs, tandis que Tsahal cherche encore une réponse pleinement efficace. Officiellement, le cessez-le-feu au Liban a été prolongé, mais sur le terrain, le feu se poursuit.