Le chef d'état-major Eyal Zamir ouvert ce jeudi l'évaluation de la situation à l'état-major général en évoquant un chiffre lourd de sens : 1 000 jours se sont écoulés depuis le début du plus long conflit de l'histoire d'Israël, déclenché par l'attaque surprise du Hamas le 7 octobre.
« Aujourd'hui, nous commémorons les 1 000 jours depuis le début de la plus longue guerre de notre histoire », a-t-il déclaré, avant de rappeler la gravité du point de départ de ce conflit : « Une guerre qui a commencé par le désastre le plus terrible de l'histoire de l'État d'Israël. » Mais de ce traumatisme initial, a-t-il insisté, l'armée israélienne s'est relevée pour mener une campagne aboutissant à « des réalisations sans précédent dans l'histoire du pays ».
Sur le plan opérationnel, Zamir a désigné l'Iran comme la priorité absolue des préparatifs militaires actuels, tandis que les autres théâtres d'opérations traversent une phase de transition. « Tous les fronts restent actifs à des degrés divers, et des processus de transition sont en cours dans chacun d'eux », a-t-il expliqué, soulignant leur interconnexion : toute action menée sur l'un d'eux est susceptible de se répercuter sur les autres.
Le chef d'état-major a appelé à une vigilance constante face au risque d'une escalade rapide, voire d'une reprise immédiate des combats, afin de préserver les acquis obtenus. Il a toutefois précisé que la période à venir devait aussi être mise à profit pour réduire les pertes, permettre aux soldats de récupérer et renforcer les capacités opérationnelles de Tsahal — sans relâcher pour autant la garde face aux menaces persistantes.
Zamir a enfin tenu à saluer les artisans de ces succès militaires : « Les succès de cette campagne menée sur plusieurs fronts sont le fruit de la détermination et du sacrifice des défenseurs de l'État », a-t-il affirmé, rendant hommage aussi bien aux combattants de première ligne qu'à l'ensemble des unités de soutien de Tsahal. Il a conclu en appelant à placer les soldats et commandants — qu'ils soient d'active, de carrière ou réservistes — au sommet des priorités nationales : « Il est donc juste et approprié qu'ils soient les premiers à être pris en compte dans les décisions et l'allocation des ressources de l'État, tout en veillant à leur bien-être, à celui de leurs familles et à leur avenir. »