Après des années consacrées à la détection et à la destruction des tunnels du Hamas et du Hezbollah, plusieurs spécialistes israéliens des infrastructures estiment qu'Israël devrait désormais développer ses propres ouvrages souterrains à vocation militaire.
L'objectif serait de permettre le déplacement protégé de soldats, de matériel et de centres de commandement vers les points stratégiques de la frontière libanaise, même sous des tirs de missiles ou de drones.
Cette réflexion s'appuie notamment sur l'exemple du tunnel de Gaustabanen, en Norvège, construit dans les années 1950 et utilisé comme installation secrète de l'OTAN. Les experts estiment qu'un réseau similaire renforcerait la continuité opérationnelle de Tsahal en cas de guerre.
La nature rocheuse du sous-sol de la Galilée est particulièrement adaptée au creusement de tunnels. Le coût d'un ouvrage tactique de 10 kilomètres est estimé à plusieurs centaines de millions de shekels, soit un montant comparable au prix d'un avion de combat moderne, pour une infrastructure susceptible d'être utilisée pendant plusieurs décennies et qui viendrait compléter, et non remplacer, les capacités aériennes et de frappe de Tsahal.