La cérémonie du 78e anniversaire de l’indépendance de l’État d’Israël devrait se tenir en direct et en présence du public le 21 avril, sous réserve du maintien du cessez-le-feu en vigueur. Contrairement aux hypothèses initiales, l’événement ne devrait pas être préenregistré.
La ministre des Transports, Miri Regev, chargée de l’organisation des célébrations, a commencé à dévoiler les noms des porteurs de flambeaux qui participeront à la traditionnelle cérémonie au mont Herzl.
Parmi eux figure Ari Spitz, soldat grièvement blessé lors de la guerre déclenchée après le 7 octobre. Touché par une explosion dans le quartier de Zeitoun, dans la bande de Gaza, il est resté plus d’un mois et demi sous sédation et assistance respiratoire. À son réveil, il a découvert qu’il avait perdu une main et ses deux jambes. Depuis, il est devenu un exemple de persévérance. Après plus de 200 jours de rééducation, il a été choisi pour « incarner la résilience ». Dans une déclaration, il a évoqué « l’honneur » de représenter ses camarades combattants, les blessés et les familles endeuillées.
La cérémonie mettra également à l’honneur le secteur économique avec la désignation de l’entrepreneur et investisseur Gili Raanan, figure de la high-tech israélienne et acteur majeur du financement de start-up, notamment dans le domaine de la cybersécurité. Sa nomination vise à saluer le rôle central de l’innovation dans l’économie israélienne, y compris en période de crise.
Autre personnalité retenue : Ora Hatan, habitante de Shtula, localité située à la frontière libanaise. Durant toute la guerre, elle a choisi de rester sur place malgré les risques, fermant son restaurant pour cuisiner bénévolement pour les soldats déployés dans le nord. Son engagement, décrit comme un symbole de solidarité civile, lui vaut aujourd’hui d’être distinguée lors de la cérémonie.
Le monde de la culture sera représenté par le producteur Moshe Edri, figure majeure du cinéma israélien et lauréat du Prix Israël. Né au Maroc et arrivé en Israël à l’âge de dix ans, il a contribué au développement et à la diffusion du cinéma israélien, tout en menant des actions sociales, notamment en faveur des familles endeuillées et des déplacés internes depuis le début du conflit.
Enfin, deux représentants de Tsahal ont également été sélectionnés pour allumer une torche : un officier supérieur de l’armée de l’air impliqué dans la planification d’opérations majeures, notamment en Iran, ainsi qu’une pilote de chasse grièvement blessée au combat, qui a choisi de reprendre du service malgré son handicap. Leur désignation vise à rendre hommage à l’ensemble des soldats et commandants engagés dans la défense du pays.
Le rabbin Avraham Zerbib allumera lui aussi un flambeau. Parallèlement à ses activités d'enseignement de la Torah et de formation, ce père de six enfants continue de servir dans la réserve active. Sa vie est un exemple inspirant d'harmonie entre la Torah et l'armée, entre l'étude et l'action. Il incarne à travers sa personne la voie du sionisme religieux, qui unit valeurs, foi et action.
Rappelons toutefois que ce rabbin avait fait l'objet d'une vive polémique en déclarant au plus fort de la guerre qu'il fallait "aplatir Gaza". Le médiateur des plaintes judiciaires, Asher Kola, avait ainsi déterminé qu'Avraham Zerbib avait violé les règles de déontologie dans ses déclarations.
Taly Gvili et Gal Hirsch allumeront ensemble un flambeau à la mémoire de Ran Gvili, z'l, le dernier otage à avoir été libéré de Gaza. Rappelons que Gal Hirsh était le coordinateur du gouvernement pour la question des otages et des disparus. « C'est à travers son combat acharné pour le rapatriement de son fils pour être inhumé dignement en Israël que nous avons découvert l'extraordinaire famille Gvili et les valeurs qui la distinguent — les valeurs qui ont conduit Ran à sacrifier sa vie pour le peuple et la terre qu'il aimait tant. », a déclaré la ministre Regev. Elle a ajouté que « ce flambeau commun est notre façon de remercier le général de brigade (rés) Gal Hirsch, qui a consacré sa vie à la sécurité de l'État d'Israël. Après de nombreuses années de service en tant que combattant et commandant dans Tsahal, il s'est engagé dans la mission sacrée du retour des otages. »
Roni Inshaz Farshad, natif de Téhéran, a été également choisi pour allumer un flambeau après un parcours de vie exceptionnel consacré à l'action en faveur des Juifs d'Iran. Dans sa jeunesse, il a servi au sein du système judiciaire iranien, gravissant les échelons jusqu'à des postes sensibles, tout en œuvrant clandestinement pour venir en aide aux Juifs qui se trouvaient en difficulté face aux autorités, parvenant à en sauver un grand nombre. En 1997, il a fait son alyah en Israël et a fondé, avec son frère, des entreprises prospères. Regev a souligné que son histoire incarne l'héritage du judaïsme iranien et le courage de ceux qui ont œuvré au sauvetage de Juifs en prenant des risques personnels. Elle a insisté sur le fait que ce choix exprime la reconnaissance envers l'esprit de solidarité mutuelle du peuple juif.
Hanna Laszlo, l'une des actrices et comédiennes les plus célèbres d'Israël, a été choisie, comme représentante de la culture israélienne.
Dans le domaine médical, c'est la professeure Dina Ben Yehuda qui a été choisie. Elle est l'une des figures les plus éminentes du monde médical et de la recherche en Israël. Ben Yehuda, qui dirige le département d'hématologie de l'hôpital Hadassah, a consacré sa vie à sauver des vies et à faire progresser la recherche médicale.
Taamer Atallah, membre de la communauté druze, allumera un flambeau après des années de service au sein de l'appareil de défense et d'engagement dans la vie publique. Au fil des années, il a acquis une solide expérience au sein du département économique de Tsahal et a été décoré pour sa contribution, tout en s'impliquant de manière significative dans la préservation du patrimoine des combattants druzes, circassiens et bédouins.
Le chef Assaf Granit, qui a conservé son étoile au Michelin pour la 6e année consécutive pour son restaurant parisien Shabour, allumera aussi un flambeau cette année. Au lendemain du 7 octobre, Assaf Granit était rentré en Israël et avait servi comme réserviste en tant qu'infirmier pendant la guerre à Gaza.
Selon Miri Regev, ces choix reflètent « la diversité et la force de la société israélienne », en mettant à l’honneur combattants, civils engagés, entrepreneurs et acteurs culturels. La cérémonie devrait ainsi mêler hommage, résilience et unité nationale dans un contexte sécuritaire encore incertain.
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