Certaines des personnalités choisies pour allumer les flambeaux lors de la cérémonie officielle de Yom Haatsmaout suscitent de vives controverses en Israël.
Parmi les cas les plus commentés figure celui de l’actrice Hanna Laslo, dont la désignation a déclenché une polémique politique et médiatique. Signataire d’une pétition intitulée « Artistes contre la guerre », elle est accusée par certains élus de droite d’avoir soutenu un texte critiquant l’action militaire israélienne à Gaza et accusant les soldats de crimes de guerre.
Plusieurs responsables politiques ont appelé la ministre des Transports et responsable de la cérémonie, Miri Regev, à revenir sur cette nomination. Le député Almog Cohen a notamment demandé son annulation, rejoint par la députée Tali Gottlieb, qui estime que ce choix est incompatible avec le caractère officiel et symbolique de la cérémonie. La polémique enfle également sur les réseaux sociaux.
Dans une publication visant à clarifier sa position, l’actrice a toutefois affirmé qu’elle n’avait jamais accusé les soldats de crimes de guerre, déclarant au contraire « soutenir et aimer les soldats de Tsahal », mettant également en avant le fait que ses propres enfants avaient servi dans l'armée;
Plusieurs artistes, dont Hanna lasso, avaient en effet signé une pétition en pleine guerre contre le Hamas à Gaza appelant à « mettre fin aux atrocités à Gaza ». le texte disait notamment : « Nous, hommes et femmes de culture et d'art en Israël, nous retrouvons, contre notre gré et nos valeurs, à partager en tant que citoyens d'Israël la responsabilité des événements horribles survenus dans la bande de Gaza, en particulier le meurtre d'enfants et de personnes innocentes, la famine, l'expulsion de la population et la destruction insensée des villes de Gaza. ». Ses détracteurs estiment que ce texte remet en cause la légitimité de l’armée israélienne, tandis que ses signataires affirment avoir exprimé une position morale et humanitaire sans accusation directe contre les soldats.
Dans un autre registre, la nomination d'Avraham Zerbib a également suscité des réactions contrastées.
Figure issue du courant national religieux, ce rabbin et père de six enfants a été désigné pour allumer un flambeau "en reconnaissance de son engagement public et de son parcours militaire revendiqué", selon le communiqué officiel. Mais ce choix a rapidement été contesté par une partie des milieux politiques et civils, qui lui reprochent des déclarations controversées dans le contexte de la guerre à Gaza.
Avraham Zerbib avait notamment appelé à "aplatir Gaza", des déclarations qui, selon beaucoup, ne correspondent pas à l’esprit consensuel attendu pour la cérémonie nationale. Ses détracteurs dénoncent ainsi une nomination perçue comme clivante, susceptible d’introduire des messages politiques dans un événement censé incarner l’unité nationale.
Dans le même temps, ses soutiens affirment que son parcours symbolise l’engagement des milieux religieux dans la défense du pays et qu’il incarne une figure de service et de dévouement à l’État. Le rabbin Zerbib lui-même a déclaré ne pas être affecté par la controverse, affirmant que son action s’inscrit dans une logique de service au peuple israélien et que les critiques ne remettent pas en cause la légitimité de sa participation.
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