Donald Trump a affirmé lundi, lors d’une déclaration à la Maison Blanche, que l’Iran avait repris contact avec les États-Unis et voulait parvenir à un accord. Mais il a aussitôt refermé la porte à tout compromis sur le fond : selon lui, le régime islamique iranien ne pourra ni conserver une capacité nucléaire militaire, ni garder la matière enrichie accumulée ces derniers mois. En parlant de l’uranium que Washington entend récupérer « d’une manière ou d’une autre », le président américain a montré que, derrière l’idée d’un accord, c’est bien une reddition stratégique de Téhéran qui reste visée.
Trump ne s’est toutefois pas limité au nucléaire. Il a aussi affirmé que l’Iran « ne fait absolument plus aucun business » et promis que les États-Unis maintiendraient cette situation « très facilement ». Surtout, il a décrit un pays déjà largement neutralisé, en assurant que la marine iranienne, l’armée de l’air, la défense antiaérienne, les radars et une partie du commandement du régime avaient disparu. Cette rhétorique va bien au-delà d’une simple pression diplomatique : elle présente l’Iran non comme un interlocuteur à convaincre, mais comme un adversaire déjà brisé, auquel Washington impose désormais ses conditions.
Dans le même temps, Trump a relié ce discours au blocus maritime en cours autour de l’Iran. Il a insisté sur le fait que 34 navires avaient franchi le détroit d’Ormuz la veille, soit selon lui le chiffre le plus élevé depuis le début de ce « blocus stupide », tout en ajoutant que d’autres pays avaient proposé leur aide pour participer au dispositif américain. Le message envoyé est double : la Maison Blanche veut montrer qu’elle garde la maîtrise du tempo militaire, tout en laissant entendre qu’une sortie diplomatique reste possible — mais seulement si Téhéran cède sur l’essentiel.
Petite note plus légère au milieu de cette séquence très tendue : juste avant sa prise de parole, Donald Trump s’est fait livrer un McDonald’s à l’Oval Office par DoorDash. À Washington, ce genre de détail alimente toujours le folklore des heures de crise, même lorsqu’il accompagne, en arrière-plan, l’une des déclarations les plus dures de la journée contre le régime iranien.
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