L'Italie a décidé de suspendre le renouvellement automatique de son accord de coopération militaire avec Israël. Cette décision marque un tournant significatif dans les relations entre les deux pays, traditionnellement alliés et revêt une signification particulière alors qu'elle est prise le jour où Israël commémore la Shoah, lorsque les nations ont abandonné les Juifs à leur sort.
L'Italie n'en est pas à son premier signal de distanciation vis-à-vis d'Israël. Dès 2024, Rome avait annoncé la suspension des livraisons d'équipements militaires à Israël, tout en honorant les contrats signés avant le 7 octobre 2023, représentant plus de 6 millions d'euros en armes, munitions et pièces de rechange. La suspension du renouvellement automatique de l'accord de défense constitue une nouvelle étape, plus formelle et plus symbolique.
Au cœur de cette évolution se trouve le ministre de la Défense, Guido Crosetto. Dans un entretien au quotidien La Stampa, Crosetto a estimé que le gouvernement israélien avait « perdu la raison et son humanité » face à la situation à Gaza, ajoutant : « Ce qui est en train de se passer est inacceptable. Nous ne faisons pas face à une opération militaire avec des dommages collatéraux, mais à la négation pure du droit et des valeurs fondatrices de notre civilisation. »
Le ministre est allé encore plus loin, évoquant ouvertement la possibilité de sanctions. Il a précisé que ces mesures ne seraient « pas contre Israël, mais une manière de sauver ce peuple d'un gouvernement qui a perdu la raison », et n'a pas hésité à établir un parallèle entre les méthodes de Netanyahou et celles du président russe Vladimir Poutine, qu'il juge « dangereusement similaires »
Pourtant, le gouvernement Meloni est classé à droite et traditionnellement plutôt pro-israélien. Rappelons qu'une plainte pour « complicité de génocide » a même été déposée à la Cour pénale internationale contre Meloni, Crosetto et d'autres responsables italiens, en raison du « soutien au gouvernement israélien à travers la fourniture d'armement ».
La décision de suspendre le renouvellement de l'accord de défense semble ainsi céder à la pression des partenaires européens de l'Italie, d'une partie de l'opinion publique interne et à celle de la justice internationale.
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