Moyen-Orient

Ormuz redevient central : les négociations avec l’Iran pourraient reprendre

La diplomatie n’est pas rompue, mais elle avance désormais sous pression maximale.

2 minutes
14 avril 2026

ParDelphine Miller

Ormuz redevient central : les négociations avec l’Iran pourraient reprendre
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Quelques jours après des pourparlers sans percée à Islamabad, les États-Unis et le régime islamique iranien pourraient tenir dès cette semaine un nouveau round de discussions dans la capitale pakistanaise. Selon Israël Hayom, cette option reste activement examinée alors même que la première rencontre, la plus importante à ce niveau s’est achevée sans accord.

Mais depuis, le dossier s’est déplacé bien au-delà de la seule question nucléaire. Le détroit d’Ormuz est devenu un point central de la séquence. Le Qatar a averti que la situation y était désormais « critique » et a accusé l’Iran d’avoir franchi « toutes les lignes rouges » depuis le début de la guerre jusqu’au cessez-le-feu. Doha soutient en parallèle les efforts de médiation du Pakistan, tout en affirmant que les États du Golfe doivent désormais faire partie de toute solution durable.

Dans le même temps, plusieurs signaux montrent que Téhéran cherche à éviter une nouvelle dégradation en mer. L’Iran envisagerait de suspendre le passage de ses propres navires dans Ormuz afin d’éviter tout incident susceptible de faire capoter les discussions avec Washington. L’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, et le sultan d’Oman, Haïtham ben Tariq, ont également échangé sur les développements dans le détroit, en insistant sur la sécurité maritime, la liberté de navigation et la nécessité de privilégier la retenue diplomatique.

Côté américain, le message reste celui d’une ouverture sous contrainte. Un haut responsable de l’administration Trump a confié à Fox News que « tous les éléments » d’un accord avec l’Iran étaient en place, tout en précisant que tout n’était pas encore réglé. Le même responsable affirme que Téhéran est aujourd’hui très inquiet de la pression exercée sur son économie.

En clair, si un second round se confirme à Islamabad, il ne dira pas seulement si la diplomatie survit. Il dira surtout si la pression économique, la tension à Ormuz et l’implication croissante des capitales du Golfe peuvent encore pousser le régime islamique iranien à faire un pas réel, et pas seulement à gagner du temps.

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