International

Israël–Europe : état des lieux des relations

Les relations entre Israël et l’Europe traversent une phase de tensions rarement atteinte, marquée par une multiplication des critiques politiques et un affaiblissement des soutiens traditionnels.

3 minutes
15 avril 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Israël–Europe : état des lieux des relations
Une Europe qui prend ses distances

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Après avoir déjà "perdu" la Belgique, les Pays-Bas, la Slovénie, la France -rappelez-vous que Paris a empêché des avions américains de survoler son territoire pour acheminer du matériel militaire vers Israël-, même des pays historiquement plus favorables s’éloignent désormais de manière préoccupante, à commencer par l’Italie, la Hongrie et l’Allemagne.

En Italie, les signaux de distanciation se multiplient. La Première ministre Giorgia Meloni, pourtant proche alliée d’Israël, a décidé d’abaisser le niveau de l’accord de défense avec l’État hébreu. En Hongrie, longtemps perçue comme un allié clé capable de bloquer certaines initiatives européennes, la ligne évolue. Le nouveau Premier ministre Péter Magyar a annoncé qu’il examinerait désormais chaque décision concernant Israël au cas par cas, rompant avec la politique de son prédécesseur Viktor Orbán et s’inscrivant dans une approche plus alignée sur Bruxelles. En Allemagne, les tensions se sont accrues. Le gouvernement a condamné la décision de construction dans les implantations, comme il l’a fait à plusieurs reprises avec d’autres pays européens. La réponse du ministre des Finances Bezalel Smotrich au chancelier allemand, prononcée le jour de la Shoah - « vous ne nous remettrez pas dans des ghettos » - a été jugée inappropriée, provocatrice et populiste.

Dans le même temps, l’Espagne affiche une position particulièrement critique. Le Premier ministre Pedro Sánchez a accusé Israël de violer fondamentalement le droit international après l’exclusion de l’Espagne du centre conjoint de coordination à Kiryat Gat. Il a déclaré que « le droit international est actuellement violé de manière fondamentale par un seul État, et c’est le gouvernement israélien ». Parallèlement, Madrid a ouvert cette semaine une ambassade à Téhéran, alors qu’aucun ambassadeur espagnol n’est actuellement en poste en Israël zr avait interdit l’utilisation de ses bases pour toute mission liée à la guerre, qu’il s’agisse d’opérations offensives ou même défensives.

Malgré ce contexte tendu, certains partenariats subsistent. La République tchèque continue d’afficher un soutien clair : son ministre des Affaires étrangères, Petr Machinka, était hier, mardi, en Israël à l’occasion de Yom HaShoah, accompagné de parlementaires, pour une visite de solidarité. Et le président serbe, Aleksandar Vučić, a annoncé, hier également, la création d’un projet commun avec Israël pour la production de dizaines de milliers de drones, détenu à parts égales par les deux pays.

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