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France/Antisémitisme : mobilisation étudiante contre la loi Yadan, l'Assemblée nationale rejette la pétition

La pétition contre le texte a recueilli 700 000 signatures

2 minutes
15 avril 2026

ParJohanna Afriat

France/Antisémitisme : mobilisation étudiante contre la loi Yadan, l'Assemblée nationale rejette la pétition
Caroline Yadan Photo : Caroline Yadan Assemblée nationale

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La contestation contre la proposition de loi sur l'antisémitisme portée par Caroline Yadan prend de l’ampleur sur deux fronts : dans la rue et au sein des universités, mais aussi dans l’arène parlementaire. Tandis que plusieurs campus parisiens sont occupés par des étudiants, l’Assemblée nationale a décidé de ne pas examiner une pétition contre le texte qui a recueilli à ce jour 700 000 signatures.

Mardi, des centaines d’étudiants se sont mobilisés simultanément à Sciences Po, à Sorbonne Université et à CentraleSupélec. À la Sorbonne, des tentes et des banderoles ont été installées dans la cour centrale, dans une ambiance décrite comme calme par les organisateurs. Les manifestants réclament le retrait du texte, qu’ils jugent attentatoire à la liberté d’expression, ainsi que la fin de ce qu’ils qualifient de répression du mouvement étudiant pro-palestinien.

Face à ces actions, certaines directions d’établissements ont réagi fermement. Sciences Po a dénoncé l’action de groupes militants qu’elle qualifie de radicaux et a assuré vouloir rétablir rapidement le fonctionnement normal des activités académiques. À CentraleSupélec, la direction a indiqué que les cours n’avaient pas été perturbés.

Au cœur de la contestation, la proposition de loi vise à renforcer la répression de l’apologie du terrorisme, notamment en interdisant de présenter certains actes comme des formes de résistance. Ses détracteurs y voient un texte susceptible de restreindre la liberté académique et le débat public.

Dans le même temps, la contestation s’est invitée au Parlement. Une pétition contre le texte, ayant recueilli plus de 700 000 signatures, n’aura finalement pas droit à un débat en séance. La commission des Lois de l’Assemblée nationale a voté son classement, estimant qu’un tel débat ferait doublon avec l’examen du projet de loi inscrit à l’ordre du jour.

Cette décision a suscité de vives réactions dans l’opposition. Certains élus dénoncent un mépris des signataires, tandis que la majorité défend une procédure jugée cohérente avec le calendrier parlementaire. L’examen du texte doit débuter jeudi, dans un climat marqué par une forte polarisation.

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