Il y a deux jours, des étudiants de l'UEJF ont été pris à partie en marge d'un rassemblement de soutien à une étudiante accusée d'antisémitisme. Celle-ci est à l'origine d'un sondage ''Pour ou contre les Juifs'' dans un groupe WhatsApp à la Sorbonne. Soulignons que la justice française a prononcé hier une peine d'un an de prison avec sursis contre l'une des étudiantes qui avait participé à ce sondage.
Yossef Murciano, président de l'UEJF, a raconté cet incident au micro de Daniel Haïk sur Studio Qualita: ''On est partis voir cette réunion et tout de suite on a été repérés, et quelques minutes après être arrivés à Place du Châtelet, après avoir été repérés, on a été entourés, bousculés, secoués par des militants pro-palestiniens, les téléphones ont été jetés par terre, on a été traité de génocidaires, de violeurs, etc".
Mais ce qui a encore ajouté au choc de ces étudiants venus uniquement protester contre le soutien à une personne accusée d'antisémitisme, c'est la réaction de la police: ''Face à notre protestation, à cette contre-manifestation qu'on a organisée, la police a décidé non pas de nous protéger, mais de nous écarter, de nous sortir de la place, pour des raisons sécuritaires, mais en tout cas dans une forme d'inversion totale, où tout d'un coup, les personnes qui se font insulter, qui sont en train d'être insultées au moment où on parle, sont ceux qu'on met sur le côté, sont ceux qu'on contrôle, sont ceux qu'on palpe, etc'', a déploré Yossef Murciano.
Le président de l'UEJF décrit un quotidien difficile sur les campus français pour les étudiants juifs qui doivent faire face à des manifestations décomplexées d'antisémitisme. ''A Paris en 2026, 150 personnes qui sont visiblement assez jeunes, se réunissent place du Châtelet pour soutenir une personne antisémite'', dénonce Murciano.
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