Après une audience marathon de près de dix heures, la Cour suprême n’a pas rendu de décision immédiate sur les recours réclamant la destitution du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Les juges doivent désormais se prononcer ultérieurement, dans un dossier particulièrement sensible sur le plan institutionnel, rapporte Kan 11.
Sur le fond, Ben Gvir est accusé par ses détracteurs d’avoir dépassé le cadre de ses fonctions ministérielles en intervenant trop directement dans le travail de la police. Mais lors de cette audience, l’attention s’est surtout portée sur la manière dont la Cour a tenté de sonder la possibilité d’un compromis, plutôt que sur une confrontation frontale autour d’un limogeage immédiat.
En fin de séance, la juge Yael Willner a demandé à la défense du ministre s’il était prêt à s’engager à respecter un document de principes accompagné d’un mécanisme de contrôle en cas de violation. L’avocat du ministre a refusé toute formule qui pourrait, selon lui, créer une voie détournée vers une révocation ministérielle. Il a toutefois accepté en principe qu’une éventuelle violation soit évaluée par le juge Noam Sohlberg.
Cet échange ne règle rien à ce stade, mais il montre que la bataille ne se joue pas seulement sur le maintien ou non de Ben Gvir au gouvernement. Elle porte aussi sur une question plus large : jusqu’où la Cour suprême peut-elle encadrer l’action d’un ministre sans empiéter, selon la coalition, sur les prérogatives du pouvoir exécutif.
POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael