Le président américain Donald Trump a publié un message sur son réseau TruthSocial, annonçant que les États-Unis travailleraient avec le Liban « séparément de l'Iran » pour gérer « la situation du Hezbollah de manière adéquate ». Il a été catégorique : « Israël ne bombardera plus le Liban. Il leur est interdit de le faire par les États-Unis d'Amérique. Ça suffit ! ». Le Président américain n'a pas précisé si cette injonction était valable uniquement jusqu'à la fin de la trêve acceptée hier de 10 jours ou même au-delà.
Dans ce même message, Trump a affirmé que Washington récupérerait auprès de l'Iran l'ensemble de l'uranium enrichi « réduit en poussière par nos formidables bombardiers B2 », précisant que Téhéran ne percevrait « aucune contrepartie financière, de quelque manière que ce soit ».
Avant la publication du message de Trump, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou avait pris la parole pour justifier le cessez-le-feu temporaire avec le Liban, affirmant que la décision avait été prise après l'obtention de résultats militaires majeurs sur le front nord.
Il a évoqué deux menaces principales émanant du Liban : « La menace proche: l'infiltration de milliers de terroristes sur notre territoire et les tirs antichars sur nos localités et la menace lointaine: le lancement de 150000 missiles et roquettes destinés à détruire les villes d'Israël. » Avant d'affirmer : « Ces deux menaces, nous les avons écartées. »
Netanyahou a également annoncé qu'Israël avait établi, « pour la première fois », une « profonde zone de sécurité sur l'ensemble de la frontière nord », au sein de laquelle Tsahal opère pour prévenir toute infiltration et tout tir antichar. Cette zone, a-t-il précisé, vise à neutraliser totalement la menace pesant sur les localités frontalières.
Il a par ailleurs affirmé que 90 % des stocks de missiles et de roquettes du Hezbollah avaient été détruits, ajoutant que « le Hezbollah d'aujourd'hui n'est que l'ombre de lui-même par rapport aux jours de gloire de Nasrallah ». Il a toutefois reconnu que « le travail n'est pas encore terminé » et que des plans supplémentaires existaient pour faire face aux menaces résiduelles.
Sur le plan diplomatique, Netanyahou a indiqué que le désarmement du Hezbollah constituait un objectif supplémentaire, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un processus long, nécessitant « patience et effort diplomatique ». Il a évoqué des contacts directs en cours entre représentants israéliens et libanais, saluant le fait que « pour la première fois depuis 43 ans, des représentants de l'État d'Israël parlent directement avec des représentants de l'État du Liban ».
Le Premier ministre a conclu son intervention en déclarant : « Une main tient l'arme, l'autre est tendue vers la paix », réaffirmant la volonté d'Israël de rétablir la sécurité pour les habitants du nord du pays.
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