À peine vingt-quatre heures après avoir annoncé la réouverture du détroit d'Ormuz, l’Iran a fait volte-face ce samedi en réinstaurant des restrictions sur cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part essentielle du commerce mondial de pétrole. Ce revirement brutal intervient dans un contexte de crise persistante avec les États-Unis et fait craindre une escalade rapide dans la région du Golfe.
La marine des Gardiens de la révolution islamique a affirme que le détroit d’Ormuz est fermé à compter de ce soir, « jusqu’à la levée du blocus américain ». Dans un communiqué relayé par la télévision d’État iranienne, l’IRGC indique avoir autorisé « un certain nombre de navires civils » à traverser le « corridor de Lark » dans le détroit d’Ormuz, « sous la gestion et la coordination de la marine des Gardiens de la révolution ».
« Étant donné que l’ennemi américain n’a pas levé le blocus naval visant les navires et les ports iraniens, en violation de l’accord de cessez-le-feu, le détroit d’Ormuz est fermé à compter de ce soir jusqu’à la levée du blocus », précise le communiqué.
L’IRGC avertit par ailleurs qu’elle « ciblera tout navire, de quelque nature que ce soit, quittant son mouillage dans le golfe Persique et la mer d’Oman et s’approchant du détroit d’Ormuz ».
Incidents en mer et tensions immédiates
Depuis la mi-journée, au moins quatre incidents jugés inhabituels ont été signalés dans la zone. Selon plusieurs sources sécuritaires, des vedettes des Gardiens de la révolution auraient ouvert le feu en direction de pétroliers ou de navires marchands tentant de franchir le détroit. Plusieurs bâtiments ont été contraints de modifier leur trajectoire ou de faire demi-tour, accentuant l’incertitude sur les marchés énergétiques mondiaux.
Téhéran justifie ce durcissement par la poursuite du blocus naval américain visant ses ports, qu’il qualifie d’« acte de piraterie ». Les autorités iraniennes affirment que ces mesures violent les engagements récents pris dans le cadre des discussions indirectes avec Washington.
Washington prépare une riposte
De leur côté, les États-Unis maintiennent une ligne dure. Le Commandement central américain a confirmé avoir déjà refoulé plusieurs navires quittant des ports iraniens et se préparerait à étendre ses opérations bien au-delà du Moyen-Orient.
Selon le Wall Street Journal, l’armée américaine envisage dans les prochains jours des actions directes contre des pétroliers et navires commerciaux liés à l’Iran, y compris en eaux internationales. L’objectif affiché : accroître la pression économique sur Téhéran et limiter ses exportations de pétrole.
Cette stratégie pourrait inclure l’arraisonnement de navires soupçonnés de transporter du pétrole iranien ou des armes, une décision susceptible d’élargir considérablement le champ du conflit.
Trump entre optimisme et fermeté
Dans ce climat tendu, le président américain Donald Trump a adopté une posture ambivalente. S’exprimant depuis la Maison-Blanche, il a affirmé que les négociations avec l’Iran étaient « très prometteuses » et que des progrès concrets étaient en cours.
Selon lui, Téhéran serait prêt à transférer une partie de son uranium enrichi et à geler certaines activités nucléaires sensibles. « Nous aurons des informations d’ici la fin de la journée », a-t-il déclaré, tout en avertissant que les États-Unis ne céderaient à aucun « chantage ».
Dans le même temps, il a clairement laissé entendre qu’en l’absence d’accord à l’expiration du cessez-le-feu temporaire, une reprise des opérations militaires restait une option.
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