Moyen-Orient

Un soldat français de la FINUL tué au Liban, Paris accuse le Hezbollah

« Les preuves indiquent que le Hezbollah est responsable », a déclaré Emmanuel Macron, appelant les autorités libanaises à procéder à l’arrestation des auteurs

2 minutes
18 avril 2026

ParJohanna Afriat

Un soldat français de la FINUL tué au Liban, Paris accuse le Hezbollah
Véhicule de la FINUL au Liban Photo d'illustration : iStock

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Un soldat français a été tué et trois autres blessés, dont deux grièvement, lors d’un incident survenu samedi matin dans le sud du Liban, a annoncé le président français Emmanuel Macron. L’accrochage s’est produit dans le village d’Al-Randouriya, où une unité de la FINUL menait des opérations de déminage et tentait de rétablir le contact avec des positions isolées lorsqu’elle a essuyé des tirs.

Selon une première évaluation relayée par la FINUL et confirmée par l’Élysée, la responsabilité de l’attaque incomberait « probablement » au Hezbollah. « Les preuves indiquent que le Hezbollah est responsable », a déclaré Emmanuel Macron, appelant les autorités libanaises à procéder à l’arrestation des auteurs.

Le président libanais Joseph Aoun a présenté ses condoléances à son homologue français lors d’un entretien téléphonique. Il a, avec le Premier ministre Nawaf Salam, condamné l’attaque et réclamé l’ouverture d’une enquête.

De son côté, le Hezbollah a rejeté toute implication, dénonçant des accusations « précipitées » avant les conclusions officielles. Le mouvement terroriste a appelé à la prudence, critiquant ceux qui, selon lui, « se hâtent de désigner un responsable sans preuves » tout en restant silencieux face aux attaques israéliennes visant les forces de la FINUL.

Dans le contexte cessez-le-feu et d'une possible rencontre à Washington entre Benyamin Netanyahou et Joseph Aoun, des responsables du Hezbollah ont durci leur discours. Mahmoud Kamati a accusé l’État libanais de compromettre la souveraineté nationale et averti qu’un retour à la situation antérieure aux récents affrontements était exclu. Il a affirmé que la « patience stratégique » du mouvement était arrivée à ses limites et qu’une nouvelle phase serait prochainement annoncée.

Le député Hussein al-Hajj Hassan a pour sa part exigé un retrait total des forces israéliennes du territoire libanais et rejeté toute perspective de négociations directes, qualifiées d’« humiliantes ».

Sur le terrain, la situation reste volatile, alors que des habitants commencent à regagner certaines zones du sud, notamment autour de Sidon.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a déclaré sur son réseau Truth Social que les États-Unis entendaient « gérer la situation avec le Hezbollah de manière appropriée », affirmant qu’Israël ne mènerait plus de frappes au Liban.


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