Le cœur du round: sortir l’uranium du jeu
Le prochain round à Islamabad s’annonce comme le plus sensible depuis l’ouverture du canal direct entre Washington et Téhéran. Car derrière les discussions sur la trêve, le vrai point de rupture est désormais très concret: le sort du stock iranien d’uranium enrichi. Donald Trump a affirmé à CBS News que l’Iran avait “accepté tout” et que des équipes américaines iraient avec les Iraniens récupérer ce matériel avant de le ramener aux États-Unis. Cette déclaration place la question nucléaire au centre absolu de la négociation, bien davantage que la simple reprise des contacts diplomatiques.
Un transfert encore entouré de flou
Mais c’est précisément là que commencent les zones d’ombre. À ce stade, aucune confirmation iranienne officielle n’est venue valider le scénario décrit par Trump. D’autres informations ont évoqué un transfert possible vers un pays tiers, y compris le Pakistan, sans qu’un schéma final ne soit confirmé. En l’état, la question n’est donc pas seulement de savoir si l’Iran est prêt à céder sur l’enrichissement, mais où irait cet uranium, sous quelle garantie internationale, et avec quel rôle exact pour les États-Unis.
Washington veut un résultat visible
Côté américain, l’objectif semble être d’obtenir un résultat tangible, vérifiable et politiquement vendable. L’envoi d’une délégation menée par JD Vance montre que Washington veut arriver à Islamabad avec une exigence claire: neutraliser le stock enrichi iranien, pas seulement rouvrir une discussion théorique sur le nucléaire. Cela explique aussi le ton très dur de Trump, qui alterne annonces optimistes sur un accord proche et menaces de nouvelles frappes massives en cas d’échec.
Téhéran négocie sans montrer qu’il cède
En face, l’Iran laisse la porte diplomatique entrouverte, mais refuse d’apparaître comme capitulant sous pression. Reuters rapporte que Téhéran n’a toujours pas confirmé sa participation tant que le blocus naval américain reste en place. Et une source iranienne a déclaré que le régime estimait faire face à “une tromperie de l’ennemi” et se voyait “au bord d’un nouveau cycle d’escalade”. Autrement dit, l’Iran peut discuter du nucléaire, mais sans accepter d’entrer dans une mise en scène de reddition imposée par Washington.
Le Liban reste dans l’équation
La question libanaise n’a pas disparu pour autant. Elle reste l’un des autres différends importants autour du round, avec le détroit d’Ormuz. Mais dans la hiérarchie des enjeux, elle apparaît désormais presque comme un dossier parallèle à la vraie bataille centrale: le devenir du stock d’uranium enrichi. C’est ce sujet qui peut faire tomber ou sauver l’accord. Le Liban pèse politiquement; l’uranium, lui, pèse immédiatement sur la faisabilité même d’un compromis.
Une trêve fragile, avec l’option militaire toujours prête
C’est ce qui donne à Islamabad son caractère explosif. La diplomatie prime encore, en apparence. Mais les deux camps se comportent déjà comme si l’échec restait une hypothèse sérieuse. Washington veut arracher un résultat décisif sur l’uranium. Téhéran veut négocier sans se soumettre.
Et si aucun accord clair n’émerge sur le retrait, le transfert ou le contrôle de ce stock, la trêve fragile pourrait céder la place à une nouvelle phase militaire.
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