Alors que le monde avait déjà entendu les récits glaçants d'otages israéliens victimes de violences sexuelles en captivité, de nouveaux témoignages émergent cette fois de l'intérieur même de Gaza. Des habitants vivant sous la domination du Hamas brisent le silence et décrivent des abus sexuels commis par des membres de l'organisation terroriste, un chantage sexuel lié à l'aide humanitaire, et des violences perpétrées par des figures d'autorité. Ces révélations, publiées par le Daily Mail, ont été recueillies au péril de leurs auteurs.
Des organisations de défense des droits humains opérant à Gaza estiment que jusqu'à 60 000 femmes sont exposées à ces risques. Les rapports font également état d'une hausse alarmante des mariages d'enfants et des grossesses précoces. Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), au moins 400 filles âgées de 14 à 16 ans ont été enregistrées comme mariées sur une période de seulement quatre mois en 2025, un chiffre qui, prévient l'agence onusienne, ne représente probablement qu'une fraction de la réalité en raison des défaillances des systèmes d'enregistrement.
Le Daily Mail a obtenu de rares témoignages vidéo, recueillis en secret par le média indépendant Jusoor News depuis l'intérieur de la Bande de Gaza, où prendre la parole expose à de graves représailles.
Un homme gazaoui, dont l'identité doit rester secrète pour sa protection, raconte avoir découvert une veuve déplacée par la guerre, agressée sexuellement dans une tente par « un groupe » de membres des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, le bras armé du Hamas. Après avoir alerté sa hiérarchie, il s'est vu ordonner de se taire. Un autre homme rapporte qu'une voisine a été victime de chantage sexuel de la part d'une organisation caritative liée au Hamas : en échange d'un colis alimentaire, d'un bon d'aide ou de 100 shekels, elle était contrainte à la prostitution.
Un troisième témoin, se présentant lui-même comme membre des Brigades al-Qassam, confirme que ces pratiques visent en particulier les « épouses de martyrs ». Ayant informé sa hiérarchie, il a lui aussi reçu l'ordre de ne rien divulguer.
Noor (prénom d'emprunt), mère de quatre enfants divorcée et déplacée par la guerre, a accepté de témoigner auprès du Daily Mail depuis Gaza, chuchotant au téléphone de peur d'être entendue. Elle décrit comment un homme d'apparence religieuse, rencontré dans une organisation caritative islamique où elle cherchait de l'aide, a progressivement transformé ses promesses de soutien en harcèlement sexuel explicite.
« Je lui ai dit que je le dénoncerais. Il m'a répondu : "Tu ne peux pas me dénoncer. Je suis le gouvernement ici." »
Son témoignage illustre un schéma que de nombreuses sources décrivent comme systématique : des femmes sans ressources, isolées, contraintes de solliciter de l'aide, et ciblées précisément en raison de leur vulnérabilité.
Abdullah (également un pseudonyme), journaliste de Jusoor News qui a collecté ces témoignages au péril de sa vie, parle depuis une cachette. « Malheureusement, les cas sont très nombreux et très répandus. Dans chaque quartier, de nombreuses femmes sont exploitées, surtout les veuves et les divorcées, car elles n'ont ni soutien ni revenus. »
Il décrit des menaces directes contre sa vie : des hommes armés se sont présentés à son dernier emplacement connu. « Si j'avais été là, ils m'auraient abattu », dit-il, avant d'ajouter : « Nous avons le devoir d'amplifier ces voix. »
L'écrivain gazaoui Hamza Howidy, auteur d'un ouvrage sur Gaza, confirme cette réalité et pointe l'obstacle culturel qui maintient les victimes dans le silence : « La plupart des femmes ne parleront jamais publiquement, parce que la société considère cela comme une honte. »
Abdullah accuse directement le Hamas d'avoir fabriqué un narratif de famine à Gaza pour manipuler l'opinion internationale tout en s'appropriant l'aide destinée aux civils. « Le Hamas a menti sur tout. Ils ont volé l'aide, créé un récit de famine et l'Occident crédule y croit. »
Ahmed Fouad Alkhatib, directeur de l'organisation Realign for Palestine, affirme pour sa part avoir visionné des vidéos montrant des femmes vendues sous couvert de mariages arrangés. « De nombreuses ONG censées s'occuper des droits des femmes sont incapables d'agir, soit par peur du Hamas, soit parce qu'il impose l'idée que les femmes de Gaza vont parfaitement bien sous son autorité. »
« Les femmes subissent des violences sexuelles aujourd'hui, pires qu'en période de guerre », résume Hamza Howidy, qui appelle à donner aux femmes une indépendance économique pour briser ce cycle. Tant que les femmes seront contraintes de mendier de l'aide pour nourrir leurs enfants, prévient-il, elles resteront des proies.
Le Daily Mail a sollicité ONU Femmes, qui n'a pas répondu jusqu'à maintenant. Deux autres organisations de défense des droits humains opérant à Gaza ont été contactées ; l'une d'elles a affirmé ne pas avoir connaissance de cas d'exploitation.
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