Yom HaShoah, Yom Hazikaron et le 78e anniversaire de l’indépendance d’Israël se succèdent cette année dans le contexte de la guerre « Rugissement du Lion ». « Cette année est différente des autres », écrit le Grand Rabbin, tout en évoquant des jours marqués à la fois par la douleur et par des « grandes et miraculeuses délivrances ».

Le grand rabbin développe une lecture religieuse des événements, en s’appuyant sur les textes prophétiques. Il compare la situation actuelle aux douleurs de l’enfantement, un processus difficile dont l’issue est porteuse de vie. Selon lui, les épreuves traversées par Israël ne sont pas dénuées de sens : elles s’inscrivent dans un cheminement historique et spirituel menant à la rédemption.
Dans cette perspective, il présente la création de l’État d’Israël comme un tournant majeur de l’histoire juive : un passage « des cendres à la reconstruction », né après l’anéantissement des Juifs d’Europe, un « miracle historique sans équivalent », qui, dit-il, illustre cette dynamique où la souffrance précède la renaissance.
Le rabbin rend également hommage aux soldats tombés et aux victimes du terrorisme, qu'il qualifie de « martyrs du royaume » et adresse un message de consolation aux familles endeuillées, tout en appelant à soutenir les blessés de guerre et à prier pour les soldats engagés.