« La blessure est plus profonde que le temps. Le temps passe, mais il n’efface pas l’instant où l’on apprend la perte », a-t-il déclaré devant les familles endeuillées. Évoquant la mort de son frère Yoni lors de l’opération d’Entebbe, il a rappelé que « le manque est présent chaque jour ».
Le Premier ministre a décrit Yom Hazikaron comme un moment à la fois de deuil et d’unité : « Le peuple se souvient, rend hommage et exprime sa gratitude envers ceux grâce auxquels notre existence est assurée. » Il a mis en avant l’histoire d’une mère endeuillée, Hali Wolfstal, dont le parcours entre Israël et les camps de la Shoah symbolise la continuité entre mémoire et défense du pays.
Netanyahu a insisté sur la différence fondamentale entre la période d’impuissance du peuple juif et la réalité actuelle :« Aujourd’hui, nous avons un État, et nous devons le défendre à tout prix. » Il a également évoqué la menace iranienne, affirmant que sans l’action d’Israël, certains sites nucléaires iraniens auraient pu devenir « de nouveaux lieux de mort », comparables aux camps d’extermination.
Netanyahu a également souligné que le pays fait face depuis deux ans et demi à une guerre multiforme, sans précédent depuis 1948, il a salué « une génération de combattants exceptionnelle », engagée depuis le 7 octobre dans une lutte sur plusieurs fronts et insisté sur la solidarité nationale : « Nous sommes une seule et grande famille. »
Le Premier ministre a aussi évoqué le retour de tous les otages, vivants et morts, comme une illustration de cette solidarité, et rendu hommage aux blessés, saluant leur courage et leur résilience.