La tension remonte brusquement dans le Golfe. Dans un message publié sur X, Mohammad Marandi, ancien conseiller de l’équipe iranienne lors d’un précédent cycle de négociations, a appelé les habitants des Émirats arabes unis, du Qatar, de Bahreïn, de l’Arabie saoudite et du Koweït à partir “immédiatement”. Il a également affirmé que les marins présents dans le Golfe Persique devaient se préparer à évacuer leurs navires, en ajoutant que ceux situés près du détroit d’Ormuz seraient “détruits en premier”.
Au-delà de la brutalité du message, c’est surtout le choix des cibles qui retient l’attention. Il ne s’agit plus seulement d’une menace dirigée contre Israël ou contre des positions américaines, mais d’un avertissement visant aussi des États arabes du Golfe, pourtant centraux dans l’équilibre régional. Cette déclaration laisse entendre que Téhéran cherche à élargir le rapport de force en faisant peser le risque d’une déstabilisation générale sur les routes énergétiques et maritimes les plus sensibles de la région.
Le détroit d’Ormuz reste en effet l’un des points névralgiques du commerce mondial, et toute menace explicite contre les navires qui y transitent est scrutée avec une extrême attention. Ces derniers jours, Reuters rapportait déjà que les installations énergétiques des Émirats, de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Koweït et de Bahreïn avaient été visées dans le cadre de l’escalade régionale, tandis que la question de la liberté de navigation dans le détroit demeure au cœur des tensions. Dans ce contexte, le message de Marandi apparaît comme bien plus qu’une provocation verbale : il s’inscrit dans une stratégie de pression régionale assumée.
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