La famille de Reut Cohen, une femme de 35 ans décédée vendredi soir alors qu’elle était enceinte de jumeaux, affirme qu’elle avait déjà consulté à l’hôpital Sheba une semaine avant son décès en raison de fortes douleurs, avant d’être renvoyée chez elle. Selon ses proches, un second passage à l’hôpital Meir, quelques jours plus tard, n’aurait pas permis d’identifier la gravité de son état.
L’hôpital Sheba rejette toute accusation de négligence et assure que la patiente a bénéficié « de soins professionnels et complets, conformes aux normes les plus strictes ». Une enquête interne a été ouverte dès l’annonce du décès. Parallèlement, une commission d’enquête a été mise en place par les autorités sanitaires afin d’examiner les circonstances de ce drame.
Des douleurs répétées avant le décès
Selon le témoignage de la famille, Reut Cohen, originaire de Ra’anana et enceinte de huit mois de jumeaux, a souffert de douleurs intenses une semaine avant son décès. Transportée en urgence à l’hôpital Sheba, elle aurait été examinée puis autorisée à rentrer chez elle.
Deux jours plus tard, en raison de douleurs persistantes, elle se serait rendue à l’hôpital Meir de Kfar Saba. Des examens, dont une IRM selon la famille, auraient révélé une compression interne liée à la grossesse. Elle aurait été hospitalisée puis de nouveau autorisée à sortir le lendemain.
« Un gynécologue lui a dit qu’il n’y avait rien à faire pour soulager la douleur », affirme son frère Itay. Reut Cohen est décédée environ 24 heures après sa sortie de l’hôpital.
La jeune femme a été admise en urgence à l’hôpital Meir après une aggravation de son état. Une césarienne a été pratiquée pour tenter de sauver les jumeaux, mais les deux nouveau-nés sont décédés.
L’hôpital Meir indique que la cause du décès de la mère n’a pas encore été déterminée et précise avoir signalé l’incident au ministère de la Santé. Aucun des établissements concernés n’a, à ce stade, apporté de réponse détaillée aux interrogations de la famille.
Les proches de la défunte estiment que Reut Cohen aurait pu souffrir de prééclampsie, une complication grave de la grossesse caractérisée notamment par une hypertension artérielle. Selon eux, cette hypothèse n’aurait pas été suffisamment explorée.
« Nous ne comprenons pas comment aucun test n’a permis de détecter cette situation », déclare son frère Itay, estimant que le décès aurait pu être évité.
Questions sur la prise en charge médicale
Le parcours médical de la patiente soulève plusieurs interrogations : la répétition des passages aux urgences, l’intensité des douleurs décrites, ainsi que les examens réalisés et les décisions de sortie d’hospitalisation.
La famille met en cause la prise en compte de l’ensemble du tableau clinique, dans un contexte de grossesse gémellaire considérée comme à haut risque.
Les autorités sanitaires n’ont pas encore ouvert de commission d’enquête formelle, mais l’incident a été signalé. Celle-ci devra déterminer si la prise en charge a respecté les protocoles médicaux et si les symptômes présentés auraient dû conduire à des examens complémentaires ou à une surveillance prolongée.
Dans un communiqué, l’hôpital Sheba souligne que certains cas de dégradation brutale peuvent survenir sans signes précurseurs, malgré une prise en charge conforme aux standards médicaux.
L’affaire reste, à ce stade, en cours d’examen par les établissements concernés et le ministère de la Santé.
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