La tribune rappelle que « les négociations ayant abouti à l’accord nucléaire iranien de 2015 ont pris près de deux ans », il serait donc illusoire d’espérer un règlement rapide du conflit actuel.
Alors que « l’économie mondiale vacille sous l’effet de la guerre », notamment en raison des blocages autour du détroit d’Ormuz, l’auteur insiste : « ces processus prennent du temps », même si « les populations souhaitent une résolution rapide ».
Le texte rejette également l’idée d’un échec des récents efforts diplomatiques, estimant qu’« il serait erroné de qualifier la visite du ministre iranien des Affaires étrangères à Islamabad d’échec », malgré le refus du président Donald Trump d’envoyer ses émissaires après son départ vers Oman.
Selon la tribune, « la partie est loin d’être terminée » et « des efforts intenses se poursuivent pour sauver le processus diplomatique ». Elle voit un signe encourageant dans le fait que le chef de la diplomatie iranienne soit revenu au Pakistan, preuve que « les canaux de discussion restent ouverts, même indirectement ».
L’auteur souligne également le rôle central d’Islamabad, estimant que « le Pakistan mérite d’être salué » pour ses efforts visant à éviter l’effondrement des négociations et « prévenir une guerre susceptible d’asphyxier durablement l’économie mondiale ».
L'auteur met en garde Washington contre toute illusion stratégique : « les États-Unis ne doivent pas s’attendre à une capitulation iranienne » et rappelle que Téhéran a « résisté à des bombardements intenses, à des décennies de sanctions et à un blocus de ses ports ». Dans ce contexte, il appelle à des gestes concrets, estimant qu’« il serait judicieux de lever le blocus comme geste en faveur de la paix » et d’offrir « un allègement réel des sanctions » et plaide également pour une désescalade militaire, appelant les États-Unis à « s’engager à ne pas recourir à l’agression », notamment en freinant toute nouvelle attaque.
Concernant le détroit d’Ormuz, utilisé par l’Iran comme levier de pression, l’auteur estime que Téhéran devrait lui aussi faire un pas : « envisager de mettre fin à son blocus afin de permettre à l’économie mondiale de retrouver une certaine normalité ». Si « peu s’attendent à un accord global dans les prochains jours », la tribune juge néanmoins possible « d’aboutir à un cadre de paix ».
Enfin, le texte met en garde contre l’impact des déclarations politiques, appelant les responsables américains à « cesser les menaces publiques » contre l’Iran : « Parfois, des propos intempestifs suffisent à faire échouer des négociations discrètes et laborieuses, il est donc nécessaire d’éviter toute parole susceptible de torpiller les discussions.»
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