Selon Tsahal, les frappes ont visé des infrastructures du Hezbollah liées au stockage, à la production d’armes et aux tirs de roquettes. Des médias libanais ont notamment fait état d’une attaque dans la région d’al-Shaara, dans la Bekaa, en parallèle de frappes dans le sud du Liban. Cette opération intervient après plusieurs jours de violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah, fragilisant un accord déjà sous pression.
Sur le terrain, la menace d’une nouvelle escalade se précise. Un responsable militaire du Hezbollah a averti que l’organisation pourrait recourir à des « tactiques des années 1980 », entendre le déploiement d’attaquants-suicides contre des positions israéliennes. « De grands groupes seront déployés selon des plans préparés à l’avance », a-t-il déclaré, précisant que ces opérations viseraient des soldats et officiers de Tsahal dans les villages du sud du Liban.
Mais au-delà du front militaire, c’est une véritable guerre de mots qui se joue à Beyrouth. Le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de « trahison », en réponse aux attaques verbales du chef de l’organisation, Naim Qassem. « Certains nous accusent de trahison parce que nous avons choisi la voie des négociations. Mais lorsque vous avez décidé de faire la guerre, aviez-vous un consensus national ? », a lancé Aoun. Il a également rejeté l’idée selon laquelle un accord de cessez-le-feu constituerait une humiliation : « Était-ce une humiliation ? Je ne l’accepterai pas. »
Le président libanais a poursuivi en dénonçant des conflits menés, selon lui, au service d’intérêts étrangers : « Jusqu’à quand le sud du Liban devra-t-il payer le prix de guerres qui ne sont pas les siennes ? Les dernières ont été menées pour Gaza et pour l’Iran. Si la guerre était pour le Liban, nous la soutiendrions. » « Lorsque la guerre sert les intérêts d’autres acteurs, je la rejette totalement », a-t-il ajouté, accusant directement : « Les véritables traîtres sont ceux qui entraînent leur pays dans une guerre pour servir des intérêts étrangers. »
Face à ces accusations, Naim Qassem a maintenu une ligne dure. « Nous ne renoncerons pas à nos armes ni à notre capacité de défense », a-t-il affirmé, rejetant toute négociation directe avec Israël et appelant à privilégier des discussions indirectes. Il a accusé les autorités libanaises de conduire le pays vers « l’humiliation », tout en affirmant que « la résistance restera forte et invincible ».
Ces échanges virulents interviennent dans un contexte de tensions accrues, marqué par des tirs continus depuis le Liban vers le nord d’Israël, malgré le cessez-le-feu. En toile de fond, des désaccords profonds sur la stratégie nationale et le rôle du Hezbollah, alors que l’influence iranienne continue de peser sur les équilibres internes du pays.
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