Le Hamas pourrait être en train de perdre l’un de ses plus précieux atouts diplomatiques : le Qatar. Doha aurait décidé de ne plus héberger la direction du mouvement terroriste, après le rejet par Khalil al-Hayya d’une proposition américaine prévoyant le désarmement du Hamas et un retrait progressif israélien de Gaza.
Le tournant serait venu de la guerre régionale et de l’opération « Rugissement du Lion ». Alors que le Qatar était directement visé par des missiles iraniens, le Hamas a attendu seize jours avant de réagir, se contentant de défendre le « droit à l’autodéfense » de l’Iran tout en demandant à Téhéran d’éviter de frapper les pays voisins. Pour Doha, qui a longtemps offert au Hamas un rôle, une scène et une protection, cette ambiguïté aurait été vécue comme une rupture politique.
Cette décision, si elle se confirme, pourrait modifier l’équilibre interne du Hamas. Une partie du mouvement, autour de Khaled Mechaal, chercherait à se rapprocher d’États sunnites arabes, tandis que la ligne plus dure, incarnée par al-Hayya, resterait attachée à l’axe iranien. Mais avec un Iran affaibli et un Qatar qui prend ses distances, le Hamas se retrouve face à une question stratégique majeure : où trouver désormais soutien, influence et refuge ?
La Turquie apparaît comme une option possible, mais encore incertaine. Pour Israël, cette évolution souligne surtout une réalité : la guerre ne redessine pas seulement les frontières militaires, elle révèle aussi les alliances. Et pour le Hamas, la perte de Doha pourrait être bien plus qu’un simple déménagement.
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