Un rapport exclusif de l’ONG EU Watch, consulté par Le Figaro, dénonce l’inaction persistante de l’institution strasbourgeoise face aux polémiques répétées de l’eurodéputée insoumise.
Le cas de Rima Hassan devient un véritable casse-tête pour le Parlement européen. Ou plutôt, un dossier que l'institution semble déterminée à ignorer. Dans un rapport détaillé, l’ONG EU Watch - le pendant bruxellois d'UN Watch - dresse un réquisitoire sévère contre ce qu’elle qualifie de « silence parlementaire ».
Pour Samuel Madar, directeur exécutif de l’ONG, l'enjeu dépasse la personnalité de l'élue : « Le Parlement européen est parfois capable de réagir. Mais s’il explique pourquoi il réagit, il ne dit pas pourquoi il ne réagit pas ». Pour étayer ce constat, le rapport compile 21 faits matériels publics (déclarations, vidéos, publications) et mentionne 7 procédures pénales en cours.
L'ONG refuse de voir dans les sorties de l'eurodéputée des incidents isolés. Elle y voit une « dynamique traçable » qui aurait dû, selon elle, alerter l'institution dès le printemps 2024. À l'époque, avant même son élection, Rima Hassan s'affichait à Tunis aux côtés de représentants du Hamas et du Jihad islamique.
Depuis son entrée en fonction, la liste des griefs ne cesse de s'allonger :
Août 2024 : Participation à un hommage à Ismaïl Haniyeh en Jordanie et refus de qualifier de « terroristes » les massacres du 7 Octobre.
Hiver 2024-2025 : Déclarations jugeant la « résistance armée indispensable » et incitation des Franco-Palestiniens à rejoindre le combat.
Janvier 2025 : Hommages musicaux à Yahya Sinwar sur ses réseaux sociaux, dans des contenus en langue arabe qui échappent aux radars de l’institution européenne.
Mars 2026 : Affirmation selon laquelle « détester Israël est signe de bonne santé mentale ».