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Rima Hassan : le Parlement européen pointé du doigt pour son « inertie » face aux dérapages de l’élue

Entre apologie de la violence et hommages controversés, le silence de Strasbourg interroge.

3 minutes
30 avril 2026

ParGuitel Benishay

Rima Hassan : le Parlement européen pointé du doigt pour son « inertie » face aux dérapages de l’élue
Photo: IStock

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Un rapport exclusif de l’ONG EU Watch, consulté par Le Figaro, dénonce l’inaction persistante de l’institution strasbourgeoise face aux polémiques répétées de l’eurodéputée insoumise.

Le cas de Rima Hassan devient un véritable casse-tête pour le Parlement européen. Ou plutôt, un dossier que l'institution semble déterminée à ignorer. Dans un rapport détaillé, l’ONG EU Watch - le pendant bruxellois d'UN Watch - dresse un réquisitoire sévère contre ce qu’elle qualifie de « silence parlementaire ».

Pour Samuel Madar, directeur exécutif de l’ONG, l'enjeu dépasse la personnalité de l'élue : « Le Parlement européen est parfois capable de réagir. Mais s’il explique pourquoi il réagit, il ne dit pas pourquoi il ne réagit pas ». Pour étayer ce constat, le rapport compile 21 faits matériels publics (déclarations, vidéos, publications) et mentionne 7 procédures pénales en cours.

L'ONG refuse de voir dans les sorties de l'eurodéputée des incidents isolés. Elle y voit une « dynamique traçable » qui aurait dû, selon elle, alerter l'institution dès le printemps 2024. À l'époque, avant même son élection, Rima Hassan s'affichait à Tunis aux côtés de représentants du Hamas et du Jihad islamique.

Depuis son entrée en fonction, la liste des griefs ne cesse de s'allonger :

  • Août 2024 : Participation à un hommage à Ismaïl Haniyeh en Jordanie et refus de qualifier de « terroristes » les massacres du 7 Octobre.

  • Hiver 2024-2025 : Déclarations jugeant la « résistance armée indispensable » et incitation des Franco-Palestiniens à rejoindre le combat.

  • Janvier 2025 : Hommages musicaux à Yahya Sinwar sur ses réseaux sociaux, dans des contenus en langue arabe qui échappent aux radars de l’institution européenne.

  • Mars 2026 : Affirmation selon laquelle « détester Israël est signe de bonne santé mentale ».

Malgré les courriers de plusieurs eurodéputés et les demandes d'ouverture d'enquête formulées notamment par l'élue belge Assita Kanko, la présidente Roberta Metsola n'a, pour l'heure, pris aucune mesure disciplinaire d'envergure, ni initié de procédure de levée d'immunité parlementaire.

L'inquiétude d'EU Watch porte également sur l'impact de ces discours hors des murs du Parlement. L'ONG établit un lien de corrélation entre la rhétorique de l'élue et une montée de la violence. En juin 2025, une vidéo virale diffusée par l'eurodéputée visant des salariés d'une agence immobilière avait été suivie d'incendies criminels contre des agences de la même enseigne.

« L’inaction du Parlement européen n’est plus une hypothèse. Elle devient une question sans réponse », assène le rapport.

Pendant ce temps, l'unique sanction prononcée par le Parlement européen à son encontre reste un simple blâme pour avoir filmé un collègue à son insu. Un décalage que l'ONG EU Watch juge désormais insoutenable pour la crédibilité de l'institution européenne.

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