Le blocus maritime imposé par les Etats-Unis à l'Iran impacte fortement l'économie locale. Cet affaiblissement est exacerbé de l'intérieur par la décision autoritaire prise par le régime de couper l'accès à Internet à sa population.
Pour renforcer son emprise sur la population, le régime iranien a instauré un véritable siège numérique : coupures d'internet, blocage des réseaux sociaux et surveillance accrue des communications. Une stratégie qui se retourne désormais contre lui, en provoquant une crise économique majeure et en alimentant la colère populaire.
Face au manque d'accès aux plateformes mondiales, les prix des VPN ont explosé sur le marché noir iranien. Les médias d'État rapportent régulièrement des arrestations pour utilisation illégale de VPN, ou pour connexion via le système satellitaire américain Starlink, interdit en Iran. Pendant ce temps, les hauts responsables du régime contournent eux-mêmes ces restrictions grâce à des « cartes SIM blanches » leur offrant un accès illimité à l'internet mondial.
L'association du commerce électronique de Téhéran a vivement condamné ce système d'accès à deux vitesses, le qualifiant d'« abus d'un besoin fondamental du citoyen » et avertissant qu'une telle politique « menace de détruire les infrastructures économiques du pays ».
Les témoignages de citoyens touchés se multiplient. Un professionnel de la publicité basé à Téhéran, qui a préféré garder l'anonymat par crainte de représailles, explique dans les colonnes de Ynet que ses revenus sont tombés « presque à zéro » depuis le début de la guerre : ses clients refusent de payer pour du contenu qui ne peut pas être diffusé sur Instagram, la plateforme la plus populaire du pays avec des millions d'utilisateurs.
Pour les cadres et les travailleurs qualifiés, la crise est tout aussi brutale. Un développeur de logiciels iranien raconte que la suppression du télétravail liée aux coupures internet lui a coûté son poste lors de la dernière vague de licenciements. Il témoigne que cette situation pousse de nombreux compatriotes à envisager sérieusement de quitter le pays.
La rue à Téhéran reflète ce déclassement accéléré : le nombre de marchands ambulants a fortement augmenté dans la capitale, occupant les trottoirs des grandes artères commerciales.
L'économie iranienne semble plus asphyxiée que jamais. Washington intensifie, parallèlement, les saisies de navires transportant du pétrole iranien ou du matériel de reconstruction. Ron Ben-Yishai, analyste pour Ynet, précise que si l'Iran ne peut plus exporter son pétrole, ses capacités de stockage seront rapidement saturées, l'obligeant à suspendre le pompage avec des conséquences potentiellement irréversibles pour la remise en service des puits. L'industrie pétrochimique est également visée, limitant l'Iran au commerce de pétrole brut. Les alternatives terrestres via des corridors routiers ou la mer Caspienne vers la Russie ne permettraient de transporter qu'un volume très limité.
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