La guerre contre l’Iran révèle une fracture de plus en plus profonde au sein du camp républicain américain. En Floride, des candidats conservateurs vendent désormais des tee-shirts portant le slogan : « Aucun Américain ne devrait mourir pour Israël », tandis que des figures de la droite radicale s’affrontent ouvertement sur la relation entre Washington et l’État hébreu. Certaines figures présentes dans ces rassemblements relaient désormais des théories complotistes liant Israël à des événements violents survenus aux États-Unis.
Selon une enquête du New York Times, il est rare que la politique étrangère occupe une place aussi centrale lors d’élections locales américaines. Mais la guerre entre les États-Unis et l’Iran a replacé l’alliance avec Israël au cœur des débats républicains, révélant des tensions idéologiques de plus en plus visibles.
En Floride, le jeune candidat républicain au poste de gouverneur, James Fishback, attire une partie de l’électorat conservateur en mêlant défense du port d’armes et discours hostile au soutien financier américain à Israël. Lors d’un rassemblement électoral à Monticello, les tee-shirts anti-israéliens étaient, selon son équipe, les produits les plus vendus auprès des jeunes militants, 40 dollars. Fishback affirme notamment que la Floride devrait retirer ses investissements des obligations israéliennes : « Ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est simplement appeler les choses par leur nom ».
Cette évolution provoque de fortes tensions dans l’entourage de Donald Trump.
La commentatrice d’extrême droite Laura Loomer mène désormais une campagne agressive contre les figures conservatrices critiques envers Israël. Très proche de Trump, elle prépare le lancement d’une newsletter destinée à attaquer les podcasteurs de droite qui remettent en cause l’alliance avec Israël. Selon elle, cette évolution idéologique constitue un véritable « syndrome de dérangement anti-israélien”. »
Loomer vise particulièrement Tucker Carlson, devenu l’une des principales voix critiques d’Israël dans la sphère conservatrice américaine. Carlson accuse notamment Israël d’avoir poussé Trump à entrer en guerre contre l’Iran, transformant selon lui le président américain en « serviteur d’intérêts étrangers ».
Les chiffres traduisent cette évolution. Selon une enquête du Pew Research Center 57 % des républicains américains de moins de 50 ans ont désormais une opinion négative d’Israël, contre 35 % en 2022. À l’inverse, 75 % des républicains de plus de 50 ans continuent de soutenir Israël. Une mutation qui dépasse le simple débat géopolitique.
D'aucuns estiment que cette nouvelle rhétorique fait remonter à la surface des formes d’antisémitisme jusque-là marginales dans le camp conservateur, que le mouvement pourrait devenir difficile à enrayer et que Trump pourrait être le dernier président pro-israélien.
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