Selon les clichés publiés par l’Institute for Science and International Security, deux entrées de tunnels du complexe ont été partiellement obstruées par d’importants amas de terre destinés à empêcher l’accès des véhicules au site.
Des images datant du 1er avril montraient encore des tunnels totalement dégagés. Mais au 25 avril, les nouvelles photographies révèlent une modification significative de la zone. Même si les accès ne sont pas complètement bloqués, les experts estiment que ces obstacles compliqueraient fortement les déplacements rapides vers l’intérieur du complexe. Selon les analyses, il faudrait désormais utiliser des engins lourds pour rouvrir entièrement les accès.
Cette activité intrigue particulièrement les spécialistes en raison de la nature même du site : un vaste complexe souterrain enfoui profondément sous la montagne et jamais inspecté par les équipes de l’Agence internationale de l'énergie atomique.
Plus tôt cette année, d’autres mouvements suspects avaient déjà été repérés dans la zone, notamment l’obturation et le renforcement au béton d’anciens tunnels datant, selon certaines informations, de 2007. Ces travaux avaient alimenté les soupçons selon lesquels l’Iran aurait déplacé du matériel sensible ou des équipements stratégiques à l’intérieur du site. Les nouvelles images viennent désormais renforcer les interrogations sur ce que Téhéran chercherait à protéger - ou à dissimuler - dans ce complexe souterrain.
Au fil des années, l’Iran a livré très peu d’informations sur cette installation. Plusieurs hypothèses circulent parmi les experts : stockage de matériel lié au programme nucléaire, protection d’activités sensibles contre des frappes aériennes, ou encore transfert d’opérations vers un site plus difficilement attaquable. Selon certains rapports publiés ces dernières années, le complexe aurait même été conçu comme un nouveau site d’enrichissement souterrain, enfoui à une profondeur supérieure à celle du site de Fordow.
Contrairement aux installations nucléaires de Natanz, Fordow ou encore Ispahan, ce site n’a pas été visé lors des deux guerres ayant opposé Israël et les États-Unis à l’Iran l'été dernier.
À ce jour, aucun inspecteur international n’a jamais visité le site.
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