Une atmosphère électrique a régné ce jeudi devant le pavillon israélien de la Biennale de Venise, la plus ancienne et prestigieuse exposition d'art contemporain au monde. Des dizaines de manifestants pro-palestiniens ont organisé une protestation bruyante devant l'entrée, agitant des drapeaux palestiniens, distribuant des tracts anti-israéliens et scandant des slogans contre Israël.
Face à la montée des tensions, les agents de sécurité israéliens ont aussitôt fermé le pavillon. Celui-ci accueillait à ce moment-là le représentant d'Israël à la Biennale, l'artiste Blu Simione Feinaro, lauréat du Prix d'Israël.
Le moment le plus marquant de la journée a impliqué Eyal Waldman, entrepreneur israélien dans le secteur des hautes technologies, qui a perdu sa fille lors du massacre du 7 octobre 2023. Venu visiter le pavillon, il a tenté d'engager le dialogue avec un manifestant, venant de Gaza.
La scène filmée, désormais vue plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux, montre les deux hommes se serrant d'abord la main. Mais dès qu'Eyal Waldman s'est présenté comme Israélien, le manifestant gazaoui a retiré vivement sa main, déclarant : « Je ne veux pas mettre ma main dans la tienne. » et a traité Waldman d'« assassin » sous les cris d'encouragement de la foule.
Malgré les appels à quitter les lieux pour éviter une escalade, Eyal Waldman a refusé de partir.
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Eyal Waldman est une figure reconnue du mouvement pour la coexistence israélo-palestinienne. Avant le 7 octobre, il avait ouvert un centre de design dans la bande de Gaza, fait don de 360 000 dollars à un hôpital gazaoui, et créé des emplois pour des Palestiniens aussi bien à Gaza qu'en Judée-Samarie.
Interrogé sur d'éventuels regrets après l'assassinat de sa fille, il a répondu sans hésitation : « Non. Je pense que nous devons tout faire pour que cet endroit soit le meilleur possible. Nous devons arrêter de nous entre-tuer et trouver un moyen de cohabiter. Je travaille depuis vingt-cinq ans à construire la paix. ».
L'édition 2026 de la Biennale s'est ouverte sous un lourd climat politique. Outre les manifestations quotidiennes devant le pavillon israélien, plusieurs membres du jury ont démissionné en appelant au boycott des pavillons israélien et russe.
Le pavillon israélien reste ouvert sous protection renforcée, malgré des tentatives répétées de perturber son fonctionnement au sein de l'une des vitrines les plus importantes de l'art contemporain mondial.
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