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Découverte archéologique exceptionnelle au large d’Israël

Une cargaison de fer vieille de près de 2 600 an qui pourrait bouleverser la compréhension du commerce du métal et des approvisionnements militaires à l’âge du fer.

2 minutes
10 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Découverte archéologique exceptionnelle au large d’Israël
Une fleur de fer », découvert dans la lagune de Dor-Tantura

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Des archéologues qui travaillaient dans la lagune de Dor-Tantura, sur la côte du Carmel au nord d’Israël, ont mis au jour des morceaux de fer semi-finis transportés par un navire ayant sombré entre la fin du VIIe et le début du VIe siècle avant notre ère.

Publiée dans la prestigieuse revue scientifique Heritage Science du groupe Nature, l’étude révèle pour la première fois que le fer circulait déjà sous forme semi-transformée avant d’être forgé ailleurs, probablement pour fabriquer des armes ou des outils.

Les archéologues dans la lagune Dor-Tantura

Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que le minerai était directement transformé en objets finis sur les lieux de production. Or, ces blocs de métal, que l'on appelle « fleurs de fer », prouvent qu’une partie du travail était réalisée avant transport, puis achevée à destination.

Cette cargaison a été découverte dans l’épave d’un navire ayant coulé à une époque de bouleversements majeurs dans la région, marquée par les luttes entre les Assyriens, les Babyloniens et les Égyptiens pour le contrôle du Levant.

Selon les chercheurs, le fer représentait alors une ressource stratégique essentielle. Il servait à fabriquer des épées, des poignards, des pointes de flèches mais aussi des outils agricoles.

Les archéologues ont pu dater très précisément le naufrage grâce à des graines de raisin retrouvées dans des jarres ainsi qu’à une branche de chêne carbonisée coincée dans l’un des blocs de fer.

Autre surprise : contrairement aux lingots classiques retrouvés en mer, fortement corrodés, ces « fleurs de fer » étaient remarquablement bien conservées. Les couches de scories présentes à leur surface auraient protégé le métal durant plus de deux millénaires sous l’eau.

Pour les spécialistes, cette découverte confirme surtout l’existence de réseaux commerciaux beaucoup plus sophistiqués qu’on ne l’imaginait à l’âge du fer. Le navire pourrait avoir été lié aux Phéniciens, aux Babyloniens, aux Assyriens ou encore aux Égyptiens, qui se disputaient alors la région.

Les chercheurs espèrent désormais identifier l’origine exacte du minerai afin de mieux comprendre les routes commerciales et les circuits d’approvisionnement militaires de l’époque.

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