Des archéologues qui travaillaient dans la lagune de Dor-Tantura, sur la côte du Carmel au nord d’Israël, ont mis au jour des morceaux de fer semi-finis transportés par un navire ayant sombré entre la fin du VIIe et le début du VIe siècle avant notre ère.
Publiée dans la prestigieuse revue scientifique Heritage Science du groupe Nature, l’étude révèle pour la première fois que le fer circulait déjà sous forme semi-transformée avant d’être forgé ailleurs, probablement pour fabriquer des armes ou des outils.

Les archéologues dans la lagune Dor-Tantura
Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que le minerai était directement transformé en objets finis sur les lieux de production. Or, ces blocs de métal, que l'on appelle « fleurs de fer », prouvent qu’une partie du travail était réalisée avant transport, puis achevée à destination.
Cette cargaison a été découverte dans l’épave d’un navire ayant coulé à une époque de bouleversements majeurs dans la région, marquée par les luttes entre les Assyriens, les Babyloniens et les Égyptiens pour le contrôle du Levant.
Selon les chercheurs, le fer représentait alors une ressource stratégique essentielle. Il servait à fabriquer des épées, des poignards, des pointes de flèches mais aussi des outils agricoles.