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Pétrole : un milliard de barils perdus, une crise mondiale loin d’être terminée

Entre blocus, affrontements et trafic maritime encore perturbé, le marché pétrolier mondial reste sous forte pression.

2 minutes
10 mai 2026

ParDelphine Miller

Pétrole : un milliard de barils perdus, une crise mondiale loin d’être terminée
Aramco

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Malgré les efforts américains pour sécuriser Ormuz, Aramco prévient que le marché mondial de l’énergie reste profondément fragilisé.

Le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a averti dimanche que le monde avait perdu environ un milliard de barils d’approvisionnement pétrolier au cours des deux derniers mois, selon Reuters. Une situation directement liée aux tensions dans le détroit d’Ormuz, où les affrontements, le blocus iranien et les perturbations du trafic maritime ont secoué le marché mondial de l’énergie.

Même si les États-Unis tentent de sécuriser les routes maritimes avec le « Project Freedom » lancé par Donald Trump, la situation reste fragile. La reprise du trafic n’efface pas les semaines de blocage, d’affrontements et d’incertitude qui ont désorganisé les flux pétroliers. Amin Nasser a prévenu que les marchés énergétiques mettront du temps à se rétablir, même si le détroit d’Ormuz rouvre totalement.

Dans ce contexte, Aramco a annoncé une hausse de 25 % de son bénéfice net au premier trimestre 2026, atteignant 32,5 milliards de dollars. Le groupe saoudien s’appuie notamment sur son oléoduc Est-Ouest vers la mer Rouge afin de contourner Ormuz et maintenir ses exportations. Mais malgré ces alternatives, Riyad continue d’alerter : la crise actuelle dépasse un simple blocage temporaire.

Le Bangladesh, exemple d’un choc mondial
Ses effets se font déjà sentir bien au-delà du Golfe. Au Bangladesh, très dépendant des importations d’énergie, les pénuries de carburant et la flambée des coûts perturbent la vie quotidienne, les transports et la production industrielle. Le secteur textile, pilier de l’économie nationale, est particulièrement touché. Cet exemple illustre l’avertissement d’Aramco : même si Ormuz rouvre, la crise pétrolière mondiale pourrait continuer à peser sur les économies les plus vulnérables.

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