Le New York Times vient de publier l'une des séries d'allégations les plus graves qui soient contre Israël: des accusations de violences sexuelles systématiques de la part des soldats israéliens sur les prisonniers palestiniens. Honest Reporting a vérifié les sources du journaliste Nicholas Kristof.
Première source : Sami al-Saï
Présenté par Nicholas Kristof comme un « journaliste indépendant », al-Saï a en réalité un long passé de glorification de terroristes sur les réseaux sociaux, ce que le NYT ne mentionne pas. Kristof rapporte des détails sordides de « vomissures, sang et dents cassées » et laisse al-Saï affirmer qu'il a été arrêté pour être contraint à devenir informateur. En réalité, al-Saï avait déjà été emprisonné en 2016 pour incitation à la haine, et son arrestation de 2024 relevait également de l'incitation à la haine. Un tour sur son compte FaceBook suffit pour le comprendre.
Le 8 octobre 2023, le lendemain des massacres du Hamas, al-Saï publiait triomphalement au sujet du « drapeau vert » flottant sur la Judée-Samarie, « sur les camps de l'occupant et ses chars », et « ornant le front des combattants héroïques ». Pendant qu'Israël comptait encore ses morts et ses otages, la « source journalistique » de Kristof glorifiait ouvertement les auteurs du 7 octobre comme des combattants héroïques sous le drapeau du Hamas. ''Que le NYT ait vu cela et l'ait dissimulé, ou qu'il n'ait tout simplement pas pris la peine de vérifier, cette information n'apparaît nulle part dans l'article et dans un cas comme dans l'autre, il s'agit d'une faute journalistique grave'', dénonce Honest Reporting.
Par ailleurs, l'ONG note que al-Saï a déjà témoigné des prétendues ''agressions sexuelles'' qu'il aurait subies lors de sa détention et à chaque fois il en livre une version différente.
Issa Amro : de « menacé » à « victime »
L'article s'appuie également sur Issa Amro, dont le récit a lui aussi évolué. En février 2024, dans le Washington Post, il déclarait avoir été menacé d'agression sexuelle lors d'une détention de dix heures le 7 octobre. En mai 2026, dans la chronique de Kristof, il est présenté sans nuance comme une victime d'agression sexuelle, intégrée à un supposé schéma généralisé sans la moindre explication sur ce qui a changé, ni quand, ni pourquoi.
Euro-Med : une source loin d'être neutre
Les « preuves » d'une politique israélienne de torture sexuelle reposent largement sur l'Euro-Med Human Rights Monitor, cité comme s'il s'agissait d'un observateur indépendant. En réalité, sa direction entretient des liens documentés avec le Hamas et un long historique d'accusations extrêmes et non vérifiées contre Israël. En juin 2024, l'organisation affirmait même qu'Israël « dresse des chiens pour violer des prisonniers », le même libellé grotesque repris dans l'article de Kristof. Il n'existe pas la moindre preuve crédible d'un tel programme, et sur le plan biologique et comportemental, le scénario décrit est intrinsèquement implausible, relève Honest Reporting.
Kristof cite également Shaiel Ben-Ephraim comme autorité sur cette affirmation. Ce même Ben-Ephraim a quitté l'UCLA à la suite de plusieurs allégations de harcèlement sexuel impliquant des mineurs, avant de se reconvertir en « analyste géopolitique » et « militant humanitaire » tout en propageant des théories complotistes anti-israéliennes.
Un schéma difficile à ignorer
Honest Reporting dénonce un schéma empoyé à dessein pour diffamer Israël et ses soldats:
Des sources dont les historiques publics révèlent un soutien ouvert à des groupes terroristes.
Des récits qui s'étoffent au fil du temps, enrichis de détails dramatiques ajoutés des années plus tard.
Une dépendance marquée à une ONG liée au Hamas, connue pour ses allégations non corroborées.
Les affirmations les plus sensationnelles reposant sur des témoignages anonymes, sans preuve tangible.
''Ce n'est pas ainsi que l'on établit la réalité de crimes aussi graves que le viol systématique'', s'indigne Honest Reporting. ''Les accusations de violences sexuelles sont une affaire sérieuse. Les véritables victimes méritent un journalisme rigoureux, qui vérifie les faits et filtre la propagande. Lorsque le New York Times bâtit des affirmations explosives sur des sources compromises, des récits changeants et des ONG idéologiques, il produit l'effet inverse : il érode la confiance dans le journalisme et rend plus difficile la reconnaissance des vraies victimes'', conclut l'ONG.
Parallèlement à ces révélations, Scott Jennings, stratège politique et auteur, déplore sur CNN la ligne choisie par le NYT: « Nicholas Kristof. L'un de leurs chroniqueurs vedettes. L'article a été publié sous couvert d'une 'opinion'. Un article rédigé par des partisans anonymes du Hamas. Cet article du New York Times prétend que des responsables israéliens ont dressé des chiens pour violer des Palestiniens. Laissez-moi répéter ça: le New York Times a publié en première page une chronique d'opinion contenant une accusation anonyme, non vérifiée, sans témoins, selon laquelle Israël aurait dressé des chiens pour violer des gens. Rien que de le dire à voix haute me donne l'impression d'être stupide. Cet article a été publié la veille du rapport sur les atrocités sexuelles avérées du Hamas. Le NYT a également eu la possibilité de publier ce rapport sur les atrocités du Hamas et a refusé, préférant publier à la place ces mensonges sur Israël. C'est un comportement médiatique absolument honteux. On ne peut pas tomber plus bas. Comment Kristof peut-il continuer à travailler ? Comment se fait-il que le New York Times ne retire pas l'article, ne présente pas d'excuses, et ne licencie pas tous les responsables de cette folie ? »
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