C’est l’une des conséquences les plus inattendues de la crise en mer Rouge. Depuis la multiplication des attaques des Houthis contre des navires commerciaux et l’aggravation des tensions au Moyen-Orient, une partie du trafic maritime mondial a changé de trajectoire. De nombreux cargos qui reliaient habituellement l’Asie à l’Europe via le canal de Suez préfèrent désormais contourner l’Afrique pour éviter les zones à risque.
Ce détour, plus long et plus coûteux, a aussi un impact environnemental. Il augmente fortement le passage des navires au large du sud-ouest de l’Afrique du Sud, une région fréquentée par plusieurs espèces de baleines.
Selon des données, environ 89 navires commerciaux auraient emprunté cette route cette année, soit deux fois plus qu’à la même période l’an dernier. Cette hausse du trafic inquiète les chercheurs qui alertent sur un risque accru de collisions entre les navires et les cétacés.
Le danger est d’autant plus difficile à mesurer que ces accidents passent souvent inaperçus. Lorsqu’une baleine est percutée loin des côtes, son corps peut couler au fond de l’océan sans jamais être retrouvé. Les scientifiques parlent ainsi d’une « mortalité invisible », impossible à quantifier précisément mais potentiellement lourde pour certaines populations déjà fragilisées.
Les chercheurs appellent donc à mieux encadrer ces nouvelles routes maritimes. Parmi les pistes évoquées : adapter les trajectoires des navires, réduire leur vitesse dans certaines zones sensibles ou instaurer des périodes de vigilance renforcée lors des migrations.
La crise ouverte en mer Rouge ne se limite donc pas aux enjeux militaires, commerciaux ou énergétiques, elle modifie déjà les équilibres marins et expose les baleines à un danger supplémentaire.
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