Benjamin Netanyahou a salué la mémoire de ces hommes, femmes et enfants disparus au cours d’un périple marqué par la faim, la maladie, les violences et l’exil. Le Premier ministre a déclaré s’incliner devant les familles de ceux qui ont payé de leur vie le rêve de l’aliyah. Il a évoqué un « voyage héroïque » et rappelé le prix immense payé par la communauté Beta Israel pour rejoindre Israël.
Pour cette communauté, Jérusalem n’était pas seulement une destination géographique. Elle était une promesse transmise de génération en génération, un nom murmuré dans les prières, une espérance restée vivante malgré l’isolement, la pauvreté et les persécutions.
Mais la cérémonie a aussi été rattrapée par l’actualité douloureuse. Netanyahou a évoqué les meurtres récents de Yamano Binyamin Zalka et Destau Chekol, deux jeunes Israéliens d’origine éthiopienne assassinés à Petah Tikva et Beer-Sheva. Il a qualifié leurs assassins de « délinquants sans morale » et assuré que la justice serait rendue.
Le chef du gouvernement a indiqué avoir parlé aux familles des victimes et avoir reçu cette semaine la famille Chekol dans son bureau. Il a promis que l’État continuerait à lutter contre la violence, le racisme et les discriminations « de toute nature ».
Netanyahou a également rappelé les efforts déployés pour retrouver Hymanut Kassou, fillette d’origine éthiopienne disparue en Israël. Il a cité le retour d’Avera Mengistu de Gaza comme l’exemple d’un objectif poursuivi jusqu’à son accomplissement, même après de longues années d’attente.
Dans son discours, le Premier ministre a mis en avant l’engagement des jeunes Israéliens d’origine éthiopienne dans Tsahal, la police, la police aux frontières, le commandement du front intérieur et les services de sécurité. Il a salué leur courage, leur dévouement et le sacrifice de ceux tombés au combat.