Tsahal identifie un changement tactique majeur du Hezbollah au Sud-Liban : des salves de moindre volume mais plus fréquentes et dispersées sur tout le front, visant à épuiser soldats et civils israéliens sur la durée. En toile de fond, l'organisation se prépare à un embrasement régional lié à l'évolution du dossier iranien.
Selon les évaluations de l'armée israélienne, le Hezbollah a délibérément choisi de renoncer aux grandes salves massives au profit d'une cadence soutenue de tirs de moindre ampleur. Drones kamikazes, engins explosifs aériens et roquettes sont désormais lancés en plus petites quantités par vague, mais à une fréquence plus élevée et sur une zone géographique beaucoup plus large couvrant l'ensemble du secteur.
Cette approche vise un double objectif : préserver les capacités de tir de l'organisation terroriste sur le long terme, tout en maintenant une pression psychologique et opérationnelle constante sur les forces israéliennes déployées et sur les populations civiles du nord d'Israël.
En parallèle de la gestion du front libanais, Tsahal surveille de près l'évolution de la confrontation avec l'Iran. L'évaluation israélienne est claire : une aggravation du dossier iranien pourrait entraîner une extension du conflit au nord.
Selon les renseignements de Tsahal, le Hezbollah lui-même se prépare à ce scénario d'une guerre régionale élargie. L'organisation terroriste ajuste sa doctrine de tir en conséquence, cherchant à aborder un éventuel embrasement avec des réserves de munitions intactes plutôt que d'avoir épuisé ses stocks dans des salves massives ponctuelles.