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« Nous conquerrons Abou Dhabi » : les menaces iraniennes en cas de reprise de la guerre

Alors que Washington affirme que les négociations avec Téhéran progressent, une question cependant s'impose : que ferait l’Iran en cas de scénario contraire ?

2 minutes
19 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

« Nous conquerrons Abou Dhabi » : les menaces iraniennes en cas de reprise de la guerre
US Air Force

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Selon toutes vraisemblances, les responsables iraniens pourraient adopter de nouvelles tactiques, avec des attaques accrues contre les pays voisins et une tentative de pression sur un autre détroit stratégique.

Hier, Donald Trump a indiqué avoir reporté une frappe contre l’Iran en raison de « négociations sérieuses ». Mais à Téhéran, les préparatifs se poursuivent. Les Iraniens se disent prêts à faire payer un prix lourd à leurs voisins et à l’économie mondiale s’ils étaient de nouveau attaqués. Le régime semble anticiper désormais une guerre plus courte, mais d’une intensité beaucoup plus élevée, avec des frappes lourdes et coordonnées contre les infrastructures énergétiques iraniennes.

Dans un tel scénario, l’Iran pourrait lancer des dizaines, voire des centaines de missiles par jour afin de modifier les calculs de ses adversaires. Les monarchies du Golfe devraient alors se préparer à des attaques contre leurs propres infrastructures énergétiques. Viser les champs pétroliers, les raffineries ou les ports du Golfe apparaît comme l’un des moyens les plus efficaces pour Téhéran de frapper l’économie mondiale et de mettre Donald Trump sous pression.

Ces derniers jours, plusieurs responsables iraniens ont aussi multiplié les déclarations menaçantes contre les Émirats arabes unis. Mehdi Kharratian, commentateur proche du régime, a ainsi affirmé que l’Iran pouvait « ramener les Émirats à l’époque des chameaux », avant d’ajouter : « Si nécessaire, nous conquerrons Abou Dhabi. » Une formule brutale, pensée autant comme avertissement stratégique que comme message politique à destination des voisins du Golfe.

Autre levier possible : le détroit de Bab el-Mandeb, passage maritime qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden et par lequel transite près d’un dixième du commerce mondial. L’Iran pourrait chercher à y exercer une forme de contrôle si le détroit d’Ormuz devenait vulnérable. L’objectif serait alors de forcer les États-Unis à se concentrer sur deux fronts maritimes à la fois, au lieu d’un seul.

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