Vie politique

Orit Struck s'exprime pour la première fois depuis la mort de sa fille Shoshana

La ministre a expliqué faire face à un triple deuil.

3 minutes
20 mai 2026

ParGuitel Benishay

Orit Struck s'exprime pour la première  fois depuis la mort de sa fille Shoshana
Orit Struck. Photo by Ayal Margolin/Flash90

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La voix brisée, retenant ses sanglots, la ministre Orit Struck s'est exprimée ce matin (mercredi) pour la première fois sur la perte de sa fille Shoshana, z'l.
Au micro de Ynet, elle a déclaré vivre un triple deuil depuis le suicide de sa fille de 32 ans, atteinte d'une forme de schizophrénie.

"Je suis avant tout en deuil, je dirais même un deuil double, triple. D'abord, je suis en deuil de ma fille, de Shoshana que j'aimais profondément et que nous avons perdue. Elle n'est plus là. Même simplement se tenir dans le cimetière et voir comment on la dépose dans la tombe, c'est insupportable. Avant tout, c'est simplement le deuil d'une mère pour sa fille.'', a décrit la ministre.

Elle a ensuite expliqué à quel point Shoshana, z'l, était en souffrance: "J'avais une fille bonne, charmante, intelligente, aimante, talentueuse, belle. Elle avait tout pour elle. Et pourtant la vie l'a rendue terriblement malheureuse. Elle a connu tellement de souffrances et si peu de bonheur. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Pourquoi toutes ces épreuves lui sont-elles tombées dessus ?".

C'est le second deuil que dit traverser la ministre, celui de la fille qu'aurait dû être Shoshana et que la vie ne lui a pas permis de devenir.

Puis Orit Struck se livre sur les efforts qu'elle et toute sa famille ont fait pour tenter de sauver Shoshana pendant les 20 dernières années et en particulier pendant l'année qui vient de s'écouler: "Toute cette dernière année, nous avons fourni un effort colossal dont le seul but était de la sauver. L'objectif était que cela n'arrive pas, qu'elle reste en vie, qu'elle traverse cette vague, qu'elle revienne à elle-même, qu'elle recommence à vivre et pour cela nous avons fait bien plus que le nécessaire."

"Au bout du compte, nous n'avons pas réussi", conclut avec tristesse la mère endeuillée.

Le décès de Shoshana z"l n'a pas épargné sa mère des controverses. Des éléments de l'extrême gauche se sont appuyés sur des allégations formulées par la jeune femme avant sa mort, notamment des soupçons d'agression sexuelle, pour attaquer la ministre, alors même que la police et la justice n'ont jamais porté le moindre soupçon contre elle.

Orit Struck a choisi, délibérément, de ne pas répondre publiquement à ces accusations. "Je ne peux pas en vouloir à ceux qui croient Shoshana. Je la connais simplement, elle avait un pouvoir de persuasion immense. Elle ne nous a pas accusés par malveillance. Dans son for intérieur, c'est ce qu'elle ressentait."; a reconnu la ministre.

Et d'ajouter, sur son choix de garder le silence : "Je n'en reviens pas moi-même de tous ces efforts considérables que nous avons faits, y compris l'effort passif de simplement nous taire, de ne rien laisser filtrer et de ne pas réfuter publiquement toutes ces allégations'', afin de protéger Shoshana.

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